CIRCULATION DU SANG
Le dynamomètre aujom^d'hui recommandé par les instructions de la Société d'anthropologie est celui de M. Mathieu ; ses résultats pour la force manuelle paraissent différer légèrement des précédents. 2i Français âgés de vingt à soixante ans nous ont donné avec lui une moyenne de .?1'',6.
Toutes les fonctions demanderaient, en vérité, à être passées en revue comparativement. Là où l'œil armé ou non du microscope ne découvre aucune différence de structure dans un organe, son fonctionnement peut en révéler. La circulation, la respiration, les fonctions intellectuelles sont dans ce cas.
La circulation du sang se résume en un seul phénomène, les battements du cœur qui font connaître ceux du pouls. Celuici, par malheur pour l'anthropologiste, varie suivant l'âge, le sexe et l'individu, pendant et après la digestion, le matin et le soir, après un exercice quelconque et sous rinfluence même de l'émotion que donne l'examen. Aussi est-il fort difficile à différencier d'une race à l'autre. Les quelques chiffres ci-après de pulsations à la minute sont donc insuffisants.
1 OSO Anglais (Hutchiuson) 80
300 Belges de 30 ans (Quételet) 71
Français de 30 ans (Béclard) 72
9 Javanais (Novarra) 84
26 Chinois — 77
34 Nicobariens — 77
10 Polynésiens (Wilkes) 67
La respiration ne s'accomplit probablement pas d'une façon rigoureusement identique dans toute l'étendue de la famille humaine. Les mouvements thoraciques qui produisent l'inspiration sont de trois modes : le costal supérieur, le costal inférieur et Pabdominal ou diaphragmatique, les chanteurs le savent bien ; les anthropologistes n'ont pas encore songé à ce point de vue.