TYPES EUROPÉENS BRUNS
Le docteur Swcinfurlh a signalé dans l'Afrique centrale, au pays des Monbouttous, la fréquence des cheveux de nuance claire ou rougeâtre. La plupart sont de l'albinisme complet, ainsi qu'il a le soin de le dire ; les autres n'en sont probablement qu'un diminutif ; d'autres peuvent tenir à l'usage si répandu en Afrique de se teindre ou de se décolorer les cheveux. Dans l'état de la science, il faut admettre que, dans les milieux réellement nègres, il ne s'est jamais rencontré de blonds en dehors de l'albinisme.
Les faits cités en Amérique doivent être envisagés autrement. Ils proviennent sans doute de blonds importés d'Europe, quelle que soit l'époque reculée à laquelle il faille reporter cette importation et quelle que soit la voie qu'ils aient pu suivre. Une tradition de ce genre existe parmi les Boronos du revers oriental des Andes chiliennes, chez lesquels on rencontre des yeux bleus associés tantôt à des cheveux noirs, tantôt à des cheveux clairs ou rouges, avec les traits ordinaires des races américaines. Un autre exemple remarquable est celui des Mandans cité par Catlin, lesquels ojit « les cheveux aussi clairs que des demi-sang et les yeux châtains, gris ou bleus. » On décrit aussi des yeux gris parmi les Atbapascans (Mackenzie), des cheveux blonds chez les Lee-Panis (Pik.e), un teint très-clair parmi les Antisiens (d'Orbigny) et les Kolusches (Dixon).
Les types européens bruns sont caractérisés par des yeux foncés, des cheveux absolument noirs et une peau blanche prenant avec facilité sous l'action du soleil une chaude teinte bronzée uniforme. En laissant de côté les races blondes manifestement croisées, il eût été assez difficile d'en détacher quelques sous-types; le Scandinave et le danois eussent peut-être été seuls. Les types bruns sont au contraire fort nombreux.
Il est d'usage de partager les races blanches en deux branches : les Hindous et les Européens ; ce n'est qu'une division