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TYPE ARABE

Mahomet, leur nationalité se dessine, lisse mettent en mouvement, et par voie de conquête ou d'infiltration de proche en proche, ils arrivent à se répandre dans la plus grande partie de l'Afrique, et dans la moitié au moins de l'Asie.

lisse rencontrent aujourd'hui, à titre plus ou moins important, de l'Egypte au Maroc, notamment en Algérie, où ils diminuent; de TAbyssinie au pays des Foulbcs, du golfe d'Aden à la Cafrerie, au-delà même du lac Tanganyka, où ils ont précédé Livingstone; de la Méditerranée et de la mer Rouge au\ monts Bolor d'une part, aux embouchures du Gange et du Cambodge de l'autre. Toujours, sauf en Malaisie et à Madagascar, ils ont suivi les voies de terre en se maintenant dans les pays avoisinant les tropiques. En Espagne même, ils ont laissé de leur sang; dans le sud-est de la France, on en signale quelques restes sous le nom de Sarrasim.

Le type arabe est l'un des plus beaux du monde, disait Larrey. Son crâne, vu d'en haut, décrit un ovale parfaitement régulier. Son visage, long et mince, forme un autre ovale à contour non moins régulier, à pointe inférieure. Son teint se maintient parfaitement blanc lorsqu'il n'd pas subi l'action de l'air, mais se bronze facilement; ses cheveux et sa barbe sont lisses et d'un noir de jais, les limites de leur implantation sont nettement arrêtées ; ses yeux sont noirs, ses ouvertures palpébraies allongées en amande et bordées de longs cils noirs, son front peu élevé ; la courbe de son nez et son menton fuyant donnent toutefois à son profil une forme plutôt arrondie que droite. Les arcades sourcilières sont peu développées, ainsi que la glabelle, la racine du nez est peu échancrée, en sorte que le front et le dos du nez se suivent presque en ligne droite. Son nez est aquilin et sa pointe se détache des ailes et descend au-dessous en se recourbant comme le bec de l'aigle. Les pommettes ne font pas saillie, la bouche est petite, les dents blanches et ver-

ticales, les oreilles bien faites, plutôt petites et rapprochées de la tète.

Sa taille est un peu au-dessous de la moyenne en Arabie et un peu au-dessus en Algérie. 11 est sec, nerveux, a le cou dégagé, les attaches fines. Il est sous dolichocéphale (71.8 sur le vivant, 74.0 sur le crâne) et leptorhinieu modéré (4b. 5).

Il existe cependant un type un peu différent du précédent et que l'on qualifie de grossier. La peau y est moins unie, la forme du nez plus grosse, son extrémité s'arrondissant en une masse un peu déprimée, comme disait RawUnson; la charpente et les formes sont plutôt fortes. N'était-ce la description des anciens Assyriens, il ferait supposer un métissage. L'un des résultats du croisement avec l'Arabe est en effel la tendance à l'embonpoint.

Les traits moi'aux de l'Arabe sont ceux du Sémite en général, modifiés par une rehgion énervante et fataliste (1).

Notre but n'étant pas de tracer la description de tous les types, mais simplement d'en donner quelques exemples, nous laisserons le type juif, du reste bien connu, ainsi que les types étrusques, albanais, etc., pour passer rapidement à un autre groupe.

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