DES PRIMATES
des lémuriens. Ce sont de ces formes intermédiaires qui comblent les lacunes dont il a été question.
De ces deux systèmes, quel est le bon ? Si nous ne consultions que nos désirs, la réponse serait facile. Chacun de nous a la conscience d'être considérablement supérieur aux singes les plus élevés et voudrait que la séparation fut la plus profonde possible. Mais ce n'est là que du sentiment. C'est la réalité que nous demandons. Passons donc aux pièces du procès. La question se pose en ces termes :
Quelle est la valeur des caractères qui séparent l'homme des singes et, en particulier, des anthropoïdes ? Leurs différences répondent -elles à la distance qui sépare deux familles ou deux ordres ?
La réponse ressortira des faits que nous allons exposer dans la partie qui va suivre, et que M. Broca propose d'appeler anthropologie zoologique, dénomination à laquelle nous nous rallions en y ajoutant l'épithètc de proprement dite (1).
(1) M. Broca partage l'anthropologie comme il suit : 1» l'anthropologie zoologique ou l'étude du groupe humain considéré dans ses rapports avec le reste de la nature organisée; 2° l'anthropologie descriptive ou l'étude du groupe humain considéré dans ses détails; 5" l'anthropologie générale ou l'étude du groupe humain, considéré dans son ensemble.
C'est à peu près notre division, puisque nous décrivons : i" l'homme en tant qu'animal; 2" ses races; et que nous réservons pour la fin S» les questions générales. La première partie serait l'anthropologie zoologique proprement dite, la seconde l'anthropologie comparée des races, ce qui est encore de la zoologie, et la troisième l'anthropologie générale.
DE L'HOMME CONSIDERE DANS SON ENSEMBLE ET DANS SES RAPPORTS AVEC LES ANIMAUX