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TURCS

Nous venons de parler des Turcx, il est nécessaire d'en dire quelques mots. Ils sont aussi désignes sous le nom de Tuuranicns, dans la supposition que le Touran, dont les luttes avec l'Iran sont mentionnées par le Zend-Avesta, était occupé par des populations de même origine. Les linguistes, de leur côté, les font rentrer dans leur branche tatare de la famille ouralo-al laïque, dont les autres branches sont le samoyède et le finnois, le mongol et le toungouse ; dans la mémo branche, ils rangent les Yakoutes, les Kirghis partagés en Bouroutes etKaïsaks, les Turcomans, les Usbecks, les Nogaïs, les Osmanlis ou Turcs actuels proprement dits, etc.

La descendance des Turcs a été établie par Kalproth. Leur nom vient des Thu-Kiu, qui habitaient l'Altaï au sixième siècle, non loin de la fameuse peuplade des Ouigours, les deux descendant des Hiong-nou, lors de leur dispersion en 263 de notre ère. En 103i, l'une de leurs bandes, les Ghazneoïdes, débordaient dans le Turkestan occidental ; à la fin du onzième siècle, ils étaient devant Constantinople. Un groupe important, sous le nom de Huns blancs, aurait fait la conquête des Indes et serait les ancêtres des Jahts actuels (1). Les Yakoutes , actuellement entre l'Iénisséi et l'Obi, étaient plus au midi et furent séparés de la masse principale lors du démembrement de l'empire de Gengiskhan. Les Kirghis et les Usbecks passent pour les restes plus ou moins altérés des Ouigours, dont les Bouroutes parlent encore la langue.

La réalité d'un groupe particulier désigné sous le nom de Turcs et dépendant de cette fraction de la race mongole à laquelle on a donné celui de Touraniens, est donc certaine.

(1) Les Huns blancs, ou Ephlhalites de M. Vivien de Sainl-Marlin, ne doivent pas être confondus avec les Huns d'Allila, lesquelles sont de véritables mongols.

Mais en existe-t-il des restes, et quel en serait le type ? Les Tchouvaches, auxquels on a songé, parlent bien une langue tatare, mais ils sont Finnois au physique. Les Yakoutes sont absolument Toungouses ; les Tureomans, les Usbecks et les Kirgbis sont aussi Mongols à divers degrés; les Osmanlis se sont tellement croisés avec les Circassiennes et les Grecques, qu'ils sent devenus Européens. Les Tartares de Kasan et de Crimée sont intermédiaires par leur physionomie. Un type primitif turc a en somme dû exister, mais pour le moment il est impossible à déterminer. 11 est probable qu'il rentrait dans le type mongol.

Le type lapon est bien connu, mais sa parenté ne l'est pas. Il est circonscrit dans les parties de la Norwége, de la Suède et de la Russie qui avoisinent le cap Nord, et descendait jadis plus au midi, d'où il a été repoussé par les Finnois. Linné le dépeint en ces termes : Lappotics corpore parvo ; capillis nigris, brevibus, rcctis ; occulorum iridibus nigrescentibus et leur oppose ainsi les Finnois : Fennones corpore toroso ; capillis (lacis, prolixis ; occulorum iridibus fuscis.

Les Lapons sont de très-petite taille et de chétive apparence. Ils ont la tète grosse, la poitrine large, la taille grêle,- les jambes courtes, les extrémités fines. Leur front est large et bas, ainsi que leur face. Ils ont les yeux grands, bruns et profonds ; le nez court et plat, très -large à la racine ; les cheveux durs, courts et noirs et peu de barbe ; le teint pâle suivant les uns, jaune -brun suivant les autres ; les pommettes saillantes, le menton pointu. Leurs paupières sont obliques, suivant L. Vanderkindere. Leur indice cépbalique est de 80.6 sur onze de leurs crânes au Muséum, la brachycéphalie moyenne la plus forte observée. Ils sont moins mésorhinieus et moins prognathes que les Finnois.

Leurs caractères, en résumé, les éloignent de ces derniers et

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