TYPE MONGOL
les rapprochent des races sarao}èdes. Réduits au nombre de 9 000 (Guillard), ils sont restés le peuple le plus nomade de l'Europe. Le renne remplit toute leur existence (1).
Ici on serait tenté de décrire le type samoyède; mais comme il est franchement mongol, nous le réservons pour en parler à sa [ilace naturelle.
Le type mongol tire son nom d'une petite peuplade au nord du désert de Gobi , auprès des monts Kara-Kara, que Gengiskhan rendit tristement célèbre au commencement du treizième siècle. 11 s'en faut que les caractères physiques de cette horde, désignée aujourd'hui sous le nom de Mongol- Khalkas, résument tous les traits dos races dites jaunes ou mongoliques ; mais le mot est adopté, et nous le conserverons comme synonyme du type général des races de l'Asie, dispersées à l'est de l'Obi environ, de la mer Caspienne et du golfe de Bengale. Ses caractères généraux sont les suivants :
La peau présente une coloration blanche-jaunâtre, plus ou moins basanée, non mélangée de rouge ou de brun. Les cheveux sont droits, roides, assez longs et noirs ; leur section transversale est plus ou moins arrondie el grande. La barbe est rare, presque nulle aux favoris et au menton, réduite à deux pinceaux plus ou moins longs à la lèvre supérieure. Le corps est plus ou moins glabre.
La tète est grosse, tantôt élevée, tantôt courte, la capacité crânienne tenant le milieu entre ce qu'on observe sur le nègre et sur l'Européen. Son sommet est tantôt aplati, tantôt en crètc antéro-postérieure, répondante la suture sagittale. Les arcades sourcilières et la glabelle sont très-peu marquées^ l'intervalle
(I) Voir tapons, par Léon Guillard el Berlillon, in Encycl. sciences médic.j 2* série, t. L — Parallèle des Lapons et des Esquimaxix, par H. Guéraull, ia Mém.Soc. anthr., t. l.— Sur les Lapons, par F. Campbell, in Trans. Soc. Ethn., 1866, etc.