TYPE SAMOYÈDE
des Samoyèdes, dont ils se séparent par l'emploi qu'ils font des chiens de trait.
Le type samoyéde est répandu du Mézen, affluent de la mer Blanche, au fleuve Khatanga en Sibérie, et de Tocéan Glacial jusqu'au voisinage de l'Altaï et du lac Baïkal. Les Khasovo, au nord, et les Soiots, au midi, en sont les principaux groupes en Asie. Entre eux s'intercalent une multitude de tribus finnoises ou mongoles. Les Samoyédcs apparaissent dans l'histoire en 1 090. La description suivante s'applique spécialement à ceux du nordouest, les plus connus :
Leur taille est au-dessous de la moyenne, sinon petite, mais plus grande que celle des Lapons. Ils sont gros, trapus, ont les jambes courtes, les genoux en dehors et les pieds petits. Leurs cheveux sont longs, durs, noir de jais et luisants. Ils ont très-peu de barbe. Leur teint est d'un jaune enfumé. Leur face est large, aplatie ; leurs pommettes saillantes; leur nez si déprimé qu'il est de niveau avec les joues, sa racine est large et aplatie, ses narines sont larges et ouvertes. Ils ont des yeux noirs, des ouvertures palpébraleslongues, petites et un peu obliques, la bouche grande, les lèvres petites et retroussées (1). Un crâne de Samoyéde a été figuré par Blumenbach, et un décrit par M. Busk. Les os propres sont étroits sur le premier, le second est brachycéphale (2) (86.3), platyrhinien, a le déjettement en dehors du bord inférieur des os malaires et des arcades zygomatiques, une légère crête à la voûte du crâne,
(1) Voir le Samoyéde représenté parLalham, dans son Traité général d'ethnographie.
{2) Plusieurs crânes dolichocéphales ont été recueillis en pays samoyéde, mais ils peuvent appartenir à d'autres races. Si les Esquimau.^, si dolichocéphales, ont occupé, comme on le dit, les conlins méridionaux de la Sibérie, ils doivent nécessairement avoir laissé une traînée de dolichocéphales sur leur passage.
TYPE MALAIS. o03
les axes orbitaircs presque horizontaux, le diamètre vertical du crâue court et celui de la face long.
De cet ensemble, il résulte de la façon la plus évidente que le sous-type samoyède relève du type général mongol et plus particulièrement du sous -type mongol proprement dit, mais aussi qu'il s'achemine vers le sous-type esquimau. Par sa norma verticalis, il rappelle le type lapon.
La nécessité de nous restreindre nous fera passer sur le type toungouse, dont relève le mandchou, et qui diffère à quelques égards du sous-tj'pe mongol proprement dit ; sur les divers types signalés au Japon, dont se rapprocherait le coréen ; sur le kamtchadale, mal connu; sur le thibétain, dont se rapproche le chinois, et enfin sur ceux des populations de TAssam et de rindo-Chine, qui établissent la transition du mongol au malais. Quant aux Aïnos du Japon, au\ Miaotsés et Lolos de la province du Yunnan, ils rentreraient dans le groupe européen.
Le type malais embrasse toute la circonscription appelée Malaisie.
Les Malais auraient pour berceau, d'après Maury, les montagnes du Thibet, d'où ils se seraient écoulés par les fleuves de rindo-Chine. D'autres les font venir de Bornéo. 11 en est parlé pour la première fois en Ut>0. Partis du pays de Palembang, dans l'île de Sumatra, ils vont fonder Singapore, dans la presqu'île de Malacca.
Leur peau est d'un brun clair, quelquefois cuivrée. Leurs cheveux sont droits ou ondulés, dressés lorsqu'on les coupe à deux pouces de la tête, longs, abondants et d'un noir de jais. Us ont très-peu de barbe. Leur nez, court, large et aplati, est mince à l'extrémité et a les narines dilatées. Us sont mésorhiniens (31.47) et ont une disposition du bord inférieur de l'ouverture nasale et de l'os womerien qui est presque caractéristique. Leurs pommettes sont saillantes et écartées et leur visage est