THORAX
recourbé à la pointe; le sacrum des anthropoïdes tient le milieu et ressemble souvent à celui de quelques hommes de race inférieure, comme le Hottentot disséqué par Jeffries Wyman ou la femme boshimane de Cuvicr.
En même temps que le bassin humain s'élargit et diminue de hauteur, son diamètre antéro-postérieur se raccourcit par rapport à celui de l'anthropoïde et des autres mammifères. Le promontoire, c'est-à-dire l'angle en avant que fait la courbure des lombes avec la courbure du sacrum, est d'autre part plus fort, ainsi que l'exigeait l'attitude bipède. Ajoutons enfin qu'il a les tubérosités ischiatiques moins longues et moins écartées que celui de ranthropoïdc, et la symphyse pubienne plus courte.
Ce que nous venons de voir au bassin se retrouve à l'autre extrémité du tronc.
Le thorax de l'homme est plus développé transversalement, celui des quadrupèdes d'avant en arrière, au contraire, ou du sternum au rachis. Les bras chez le premier doivent se porter dans toutes les directions et surtout en dehors, et sont maintenus écartés, à cet effet, par des arcs-boutants qui sont les clavicules. Chez les quadrupèdes francs, ils ne servent qu'à la locomotion, tombent parallèlement vers le sol et restent rapprochés ; aussi la clavicule disparaît-elle et le thorax s'aplatit-il d'un côté à l'autre. Les singes tiennent, sous ce rapport, les inférieurs des quadrupèdes, les supérieurs de l'homme. Les lémuriens, cébiens et pithéciens ont le thorax comprimé latéralement, les anthropoïdes comprimé plutôt d'avant en arrière.
Le volume de la poitrine ne saurait fournir de caractère. Son développement est énorme chez les trois grands anthropoïdes. Tandis que sa circonférence était de 94 centimètres sur 1080 Anglais mesurés par M. Hutchinson, elle atteignait ioT chez un gorille énorme mesuré par M. du Chaillu,
Le sternum obéit à l'impulsion précédente. Large et aplati