LA MAI.X KT LE PIED
sapajou, il s'élève à 9u ou 100, chez le ma^ot ù 105, chez le semnopithèque à 1 10. Le mouvement de rotation du radius est variable ; sur quelques cébiens et pithéciens il ne dépasse guère 90 degrés, chez le mùnc il va à 100 degrés. Lorsque les singes ordinaires se servent de la main comme d'un pied, la main se redresse à angle plus ou moins voisin de l'angle droit et pose sur le sol par toute sa surface palmaire, les doigts étendus ; c'est bien un pied alors. Mais s'en servent-ils pour saisir les objets, ou l'exlrémitc est- elle abandonnée à elle-même, comme sur le cadavre, l'axe de la main se continue en ligne droite avec celui de l'avant-bras. C^est donc une main avant tout.
Quant à leur membre postérieur, il a tous les caractères qui le rendent propre à la locomotion ; l'extrémité en est redressée à angle droit et appuie sur le sol par toute sa plante. Les doigts sont plus longs toutefois et le pouce mieux détaché et plus écarté que chez l'homme; ce dernier ne s'oppose pas, comme on l'a dit, aux autres, mais par suite de son écartement il joue le rùlc de la branche d'un crampon ou d'une pince dont les quatre autres doigts formeraient l'autre branche. C'est par ce procédé que les singes se cramponnent aux arbres aussi bien par les pieds que par lesmains.Ensomniejlessingesont des pieds en arrière et dos mains en avant, mais ils se servent accessoirement des premiers pour se cramponner et des secondes pour marcher. Ce ne sont, à proprement parler, ni des quadrupèdes ni des quadrumanes.
Chez les anthropoïdes tous les caractères indiqués comme particuliers à l'organe de préhension sont développés au même degré que chez l'homme : même indépendance du membre, plus grande chez le gibbon peut-être ; angle de torsion humérale de loO degrés environ, alors que celui du nègre est de lo4 degrés et celui de l'homme blanc de i 68 degrés d'après IL Gegenbaur ; mouvement de pronation et de supination du radius de 140 à 180 degrés, alors que celui de l'homme est de 180; axe