LA MAIN ET LE PIED
l'extension les plu? étendues. Toutes les conditions qui ajoutent de la mobilité aux phalanges et favorisent les mouvements, notamment d'opposition du pouce aux autres doigts, sont d'autant plus favorables.
Ainsi, mobilité du membre dans toutes ses parties, voilà ce qui révèle la main ; solidité, voilà ce qui indique le pied. Les détails de configuration des extrémités ne sont qu'une affaire de perfectionnement dans l'un ou l'autre sens.
Les membres antérieurs de l'homme présentent tous les attributs précédents qui en font un organe de préhension parfait. Ceux des carnassiers et des pachydermes en diffèrent entièrement et sont adaptés à la locomotion dans toutes leurs parties. Entre ces deux types se placent tous les autres mammifères terrestres inclinant vers l'un ou l'autre. Le mouvement de pronation et de supination chez le kangourou, l'axe de sa main se continuant avec l'axe de l'avant-bras, la conformation dp ses cinq doigts, tout, sauf que la cavité glénoïde regarde en avant (1), témoigne de l'organisation de son membre antérieur en vue de la préhension. Chez le chien, le membre antérieur est mieux adapté, au contraire, pour la marche que pour la préhension, et cependant les deux os de son avant-bras jouissent de mouvements l'un sur l'autre. Est-il besoin, du reste, de rappeler le grand nombre de rongeurs, de carnassiers ou d'édentés qui se servent de leurs pattes de devant comme de mains pour saisir leur proie, la porter à leur bouche, creuser la terre, caresser leurs petits, les transporter, etc.?
Chez les singes ordinaires,^ les membres antérieurs se dégagent des côtés du corps; l'angle de torsion est encore celui des quadrupèdes ; chez les lémuriens, l'ouistiti, l'atèle et Iq
(1) Nous disons en avant parce que le kangourou se lient le plus souvent debout. •