‹ L'anthropologieChapitre 48 sur 209 · RAPPORT DU TIBIA AU FEMUR · texte numérisé non relu

RAPPORT DU TIBIA AU FEMUR

Les résultats paraissent se contrarier ici. D'après ceux de M. Humphry, le tibia humain serait plus court que celui des anthropoïdes. D'après les nôtres, plus nombreux, donc plus décisifs, en ce qui concerne le gorille et le chimpanzé, le tibia humain serait au contraire plus long, notre orang unique étant mis de côté comme insuffisant. Quelques-unes des différences dans ces deux hstes sont imputables peut-être à la façon d'opérer, M. Broca et moi ayant exclu du tibia la malléole interne et M. Humphry l'ayant peut-être conservée. L'essentiel est que chacun a opéré de même dans toutes ses séries.

Nous admettons en somme que le second segment du membre inférieur est plus court chez l'anthropoïde d'une manière générale, de même que celui du membre supérieur est plus long. Les deux états ne s'expliqueraient-ils pas de la même façon? La jambe s'est raccourcie chez l'anthropoïde parce que son membre inférieur est moins exclusivement réservé à la marche ; l'avant-bras s'est allongé, au contraire, parce que son membre supérieur, en sus de ses fonctions de préhension, a celle de contribuer à la marche.

On s'est demandé ensuite dans quelle relation l'humérus est au fémur, c'est-à-dire le bras à la cuisse. D'où le tableau suivant ; le fémur étant égal à 100, le bras a ce qui suit :

Homme 71.1 70.7

Chimpanzé 90.8 100.5

Gorille 110.2 113,4

Orang 131.6 128.6

A quelques nuances près, les conclusions sont cette fois conformes. L'humérus est plus court chez l'homme, plus long chez l'anthropoïde, d'où l'on peut déduire ceci, en rapprochant le fait de la plus grande longueur du membre supérieur chez l'anthropoïde, que l'humérus aussi bien que le radius contribuent

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