DURÉE DE LA VIE
cosités, récoulcment d'une sérosité sanguinolente ou de sang pur, et lorsque la période aiguë commence à décliner, rcxcitation au rapprochement sexuel. Ces symi)tômes ne se produisent ni tous, ni au même degré dans toutes les espèces.
L'excitation vénérienne a surtout été remarquée chez les animaux. La fluxion extérieure chez le chien est connue de tout le monde. L'écoulement de sang prend une grande intensité chez quelques espèces ; peu sensible chez les makis et les cébiens, il l'est «lavanlage chez les pithéciens,eta été particulièrement étudié par Fr. Cuvicr, chez les macaques et les cynocéphales. Le retour de cette tluxion de l'appareil génital est très-variable d'une espèce à l'autre. 11 se produit une seule fois par an chez la jument, le bison, le sanglier, le phoque, le maki ; deux fois chez le chat, le mouton d'Asie, la belette ; tous les mois chez la girafe, les pithéciens et la femme. 11 augmente par la domesticité : chez le chien, de une fois il passe à deux, chez le chat de deux à trois ; le rut a lieu en toute saison chez le lapin. L'excitation vénérienne se montre, avons-nous dit, vers la fin de la fluxion ; chez la femme c'est plutôt après. On sait d ailleurs que les ovules détachés mettent dix à quinze jours à traverser les voies génitales et que pendant tout ce temps la fécondation a plus de chance de se produire. En somme, le phénomène dont l'un des symptômes est la menstruation n'est spécial ni à la femme ni aux singes pithéciens, ni sans doute aux anthropoïdes.
Durée de la vie chez l'homme. — Sa durée moyenne est de .33 à 34 ans, et sa durée ordinaire de 70 à 80 ans. Par excepticMB, quelques individus dépassent cent ans, un sur 3100 en Angleterre, dit Béraud. Dès 1799, Eastron, cité par Prichard, avait rassemblé 1712 cas de centenaires; sur ce nombre 277 avaient atteint 110 à 120 ans, U7 de 120 à 130 et 8 de toO à ISO. Prichard y ajoute une multitude d'autres cas plus authentiques et non moins extraordinaires. A part quelques
IGO FONCTIONS GENERALES.
exceptions, l'homme est le plus faA'orisé des mammifères pour la longévité ; son aptitude à la l'eproduction se prolonge très-tard; il jouit d'une longue vieillesse. Mais ce résultat ne serait-il pas dû aux soins qu'il prend de sa personne ? La durée moyenne augmente en Europe, tandis que dans les pays où l'indigène va nu la mortalité est plus grande. Chez les animaux, la longévité est généralement moindre dans les petites espèces. Le cochon vit 9 ans, le chien 15 à 18 ans, l'ours 20 à 23 (quoiqu'on ait cité un ours né dans les fosses de Berne qui ait été jusqu'à ■il ans), le cheval et le bœuf 20 ans, le chameau 45, l'éléphant loO à 200 ans. Pour les trois anthropoïdes supérieurs, la vie serait de 40 à 50 ans.
Fonctions générales et manifestations psychiques. — L'homme habite toutes les régions du globe et se plie à tous les climats, à toutes les conditions de la vie. Les pôles et l'équateur, les hautes montagnes et les profondes vallées, les déserts arides et les marécages insalubres, rien ne le rebute. Les Esquimaux se rencontrent jusqu'au 80^ degré de latitude; des populations vivent et prospèrent jusqu'à 4 000 mètres d'altitude et au-delà dans les Andes et les Cordillères ; on s'étonne de trouver des tribus indigènes sur ces vastes espaces où Livingstone voyageait avec de l'eau jusqu'à la ceinture ; -f- 47 degrés observés à l'ombre au Sénégal, et — 36 degrés constatés aux pôles sont les extrêmes de température qu'il supporte.
Quelques animaux s'adaptent de même aux conditions les plus opposées avec une facilité égale à l'homme, comme le chien ; mais d'autres ne peuvent résister et succombent ou se déplacent avec les changements de climat, comme le renne, l'ours, le lion, la baleine. Ainsi s'explique la disparition de certaines espèces géologiques, comme le mégathérium, le mastodonte et le mammouth. Les anthropoïdes actuels vivent cantonnés dans des régions circonscrites, le gorille et le chimpanzé sur la côte oc-