‹ L'anthropologieChapitre 89 sur 209 · ESPÈCE · texte numérisé non relu

ESPÈCE

transforment par le temps. Dans une troisième se montre le principe contraire, l'espèce est immuable, ses variations sous l'influence des milieux ou des croisements n'en dépassent jamais les bornes.

« Sous la dénomination d'espèces, écrivait Robinet en 1768^ les naturalistes comprennent la collection des individus qui possèdent une somme de différences appréciable par eux. »

« L'espèce, dit Agassiz, est le dernier terme de classification auquel s'arrêtent les naturalistes et cette dernière division est fondée sur les caractères les moins importants comme la taille, la couleur, et les proportions . »

« L'espèce, suivant Lamarck, est la collection des individus semblables que la génération perpétue dans le même état, tant que les circonstances de la situation ne changent pas assez pour varier leurs habitudes, leurs caractères et leurs formes, n

«L'espèce, dit ensuite Et. Geoffroy Saint-Hilaire, est une collection ou une suite d'individus caractérisés par un ensemble de traits distinctifs dont la transmission est naturelle, régulière et indéfinie dans l'état actuel des choses. »

« L'espèce, se borne à dire Cuvier, est la collection de tou les êtres organisés, nés les uns des autres ou de parents communs et de ceux qui leur ressemblent autant qu'ils se ressemblent entre eux. »

Dans la définition de Prichard qui, à titre d'anthropologiste, se préoccupait surtout de la situation faite à l'homme, on sent l'influence de l'école classique du Muséum représentée par Cuvier, et aussi quelques défaillances dérivant de l'influence de Lamarck. L'espèce, dit-il, est une collection d'individus se ressemblant entre eux, dont les différences légères s'expliquent par l'influence des agents physiques et descendus d'un couple primitif; c'est la profession de foi du monogénisme radical.

Pour M. de Quatrefages enfin les éléments de la définition se

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