ESPÈCE
réduisent à deux : « la ressemblance des individus entre eux et leur liliation ininterrompue jusqu'à un i?roupe primitif. « Ce n'est qu"apr(?s qu'il admet eomme critérium pratique de l'espèce les résultats des croisements dans son sein. « Les individus d'une même espèce, dit-il, ne donnent qu'entre eux des produits indéfiniment féconds. » Cette pensée est celle des anciens botanistes Ray et de Candolle.
Que penser de ces divergences? Que la notion d'espèce est précisément l'un de « ces produits de l'art » dont parlait Lamarck. et non une circonscription définie, absolue. Elle n'a qu'un critérium, ses plus zélés partisans le déclarent, la fécondité entre ses individus, la stérilité de ces mêmes individus avec ceux des espèces voisines.
Mais ce critérium a subi des atteintes dans ces dernières années. Telles espèces et même tels genres admis jusque-là comme très-légitimes par les naturalistes ont donné entre eux des produits indéfiniment féconds, à coup sur féconds. Le fait n'a pas été de suite accepté, on a nié, mais après une longue résistance il a fallu se rendre. Il est vrai qu'on ajoute que l'on s'était trompé jusqu'à ce jour et que les deux espèces en litige n'en orment plus qu'une. Soit. f,e lapin et le lièvre, le chien et le loup, les deux chameaux sont de la même espèce. Mais la chèvre et la brebis sont trop distantes, ce sont des genres ditîérents et il est avéré que leurs croisements réussissent bien au Chili. L'isard et la chèvre domestique sont aussi des genresdistincts et cependant ils donnent dans les Pyrénées des métis, décrits parle comte A. Bouille. 11 paraît même que l'accouplement d'une génisse et d'un cerf aurait donné un produit qui vient d'être montré dans un comice agricole de l'Aisne. La fécondité exclusivement dans le sein de l'espèce et la stérilité au delà ne sont donc pas un critérium suffisant.
Mais, ajoute-t-on ensuite, il faut que les métis puissent se