INDICE CÉPHALO-ORBITAIRE
9 Lapons 1 440<=c
21 Chinois 1452
116 Kanalies 1470
27 lies Marquises 1 452
7 Maoris 1 440
12 Nèfîres Dahomey 1452
9 Néo-Hébridiens 1432
1 5 Australiens 1 295
Indice céphalo-orbitaire. — La boîte crânienne n'est pas la seule cavité de la lète osseuse que Ton puisse cuber. Les cavités et sinus en communication avec les fosses nasales l'ont aussi été. M. Mantegazza s'est spécialement attaché aux orbites. Il en obture tous les orifices avec de la cire, et en remplit les cavités avec du mercure, dont il mesure ensuite le volume. La somme du volume des deux orbites ainsi obtenue, il la compare à la capacité cérébrale. C'est l'indice céphalo-orbitaire. Sa Uioyenne sur 200 crânes d'aJultes de toute provenance fut de 27.2 et ses écarts extrêmes de 22.7 et de 36.5 en laissant de côté un indice évidemment anormal de 53.8 chez un Américain. Mais ce qu'il faudrait connaître, ce sont les différences d'une race à l'autre. A cet effet, nous avons pris, parmi les mensurations de 200 crânes récemment publiées par M. Mantegazza, 20 Italiens, les premiers venus dans la liste, et ce qu'il y avait de noirs d'Afrique et d'Océanie, ce qui nousa donné les indices céphalo-orbitaires suivants (1) :
20 Italiens 27.73
2 Australiens 23.61
4 Néo-Zélandais 31.08
6 Nègres 36.21
Le nombre des sujets dans chaque série, sauf la première, est par malheur trop restreint, et tout ce qu'on en peut tirer,
(I) Dei caratteri gerarchia del cranio umano, par l'aolo Mantegazza, in Archivio deW anlhroyologia e la etnologia. Florence, 1875.
-250 MESURES CRA.XIDMETRÎOUES.
c'est que la race blanche, représentée par les Italiens et comparée à la race nègre, a les cavités orbitaires moins grandespar rapport à la cavité cérébrale. Cet aperçu mérite d'être rapproché de la proposition formulée par M. Mantegazza, par la comparaison de l'homme aux anthropoïdes, à s^avotr, qut; la capacité orbitaire est d'autant plus petite relativement à la capacité cérébrale, que la place hiérarchique est moins élevée dans la série organique. Mesures craniométriques. — Les premières dont rious ayons à nous occuper, se prennent, les mesures droites avec
Fig. t'. — Le compas d'épaisseni".
le compas d'épaisseur et le compas grissière , dont les figures n"^ 27 et 28 nous épargneront la description, et les mesures courbes avec le ruban métrique ordinaire. Nous les étudierons successivement à la boîte crânienne, ou crâne proprement dit,
MESURES CRANJOMÉTRIQUES.
et à la face, et dans chaque cas celles attei*:naitt rorgatic dans son ensemble, et celles concernant les régions en particulier.
Lecràne, comme il a été dit, se présente, lorsqu'il est séparé de la face, comme cela arrive naturellement sur beaucoup de pièces exhumées, sous la forme d'un GAfoidc, dont la presse extrémité regarde en arrière, et dont le dessous de la petite extrctnité est légèrement aplati à Tendjoit où se greffe la face. Cest cet ovoïde
Fig. 28. — Le compas glissière.
qu'il s'agit de mesurer, comme si c'était le premier corps analogue venu, à Taide de ses trois circonférences et de ses trois diamètres fondamentaux.
Mais avant de continuer, rappelons un certain nombre de termes dont nous nous sommes déjà servi, destinés à abréger Ja description. Us concernent les principaux points de repère, les
252 POINTS CRANIOMÉTRIQUES.
uns impairs et médians, les autres pairs et latéraux. Voir Rg. % 3 et 5.
Glabelle, renflement quelquefois remplacé par une dépressiom entre les deux crêtes sourcilières.
Point sus-orbitaire ou sus-nasal, ou ophryon, c'est le milieu de la ligne transversale qui, au Iront, répond au prolongement de la base du crâne et en même temps de la voûte des orbites.
Point mélopique, situé sur la ligne médiane entre les deux bosses frontales.
Bregma, point de rencontre des sutures coronale et sagittale.
Ve7'tex, point le plus élevé de la voiîte du crâne.
Lambda, lieu de rencontre de la suture sagittale ou bipariétale avec lalambdoïde ou pariéto-occipitale.
Point occipital maximum, endroit où aboutit le diamètre antéropostérieur maximum parti de la glabelle.
Inion, protubérance occipitale externe.
Opisthion, bord postérieur du trou octipital, sur la ligne médiane.
Basion, bord antérieur du trou occipital, sur la ligne médiane.
Stéplianion, endroit où la suture coronale croise la crête temporale.
Ptêréon, région où se rencontrent, habituellement en H, les os frontal, pariétal, temporal et sphénoïde.
Astérion, point de rencontre, en arrière de l'apophyse mastoïde, des trois os pariétal, occipital et temporal.
Point nasal, milieu de la suture naso-frontale à la racine du nez.
Point sous-nasal, milieu du bord inférieur des narines antérieureset, faute de pouvoir atteindre ce point, base de l'épine nasale.
Point alvéolaire, bord alvéolaire supérieur, en avant et sur la ligne médiane.
Point menlonnier, bord inférieur du maxillaire inférieur, au milieu et en avant.
Point auriculaire, centre de l'orifice externe du trou auditif.
Point sus-auriculaire, sus-jacent au précédent, sur la racine longitudinale de l'apophyse zygomatique.
Uacryon, point, sur les côtés de la racine du nez, où l'on touche à la fois le frontal, l'os unguis et l'apophyse montante du maxillaire.
Point jugal, situé à l'angle que fait le bord postérieur de la bran-