PO PE
de nos opinions touchant les conceptions matérialistes et évolutionnistes de l'univers, dépendra en grande partie notre théorie de la vie humaine et du devoir. Quelle que soit le système qu'on adopte en philosophie, il est extrèmement important de prendre une posilion juste en éthique. D'aucuns ont soutenu que la morale ne pouvait pas exister dans l'hypothèse matérialiste, que l’homme était une simple machine, soumise aux forces inexorables du milieu et de l'hérédité, que, dans un tel système, il ne pouvait y avoir ni obligation ni responsabilité, ni devoir, ni culpabilité, ni raison de punir les fautes. L'auteur considère cette façon de voir comme une profonde erreur logique qu’il est possible de dissiper !. Nous nous proposons, au cours du présent chapitre, d'exposer la théorie moniste-matérialiste de l'univers et de la vie humaine, afin de convaincre le nombre toujours croissant de ceux qui acceptent certaines parties de cette théorie, que, dans la pratique, ce système aboutit aux mêmes règles, aux mêmes principes de morale que la philosophie classique. Ainsi donc le matérialisme lui-même fournit à l'éthique humaine une base suffisante. Il ne sera pas nécessaire de discuter d’une façon aussi approfondie les opinions philosophiques plus courantes; leur explication est évidente, et on les trouvera examinées dans d’autres