‹ L'Anthropologie Philosophique: Considérée Comme Base de la MoraleChapitre 5 sur 37 · MAN ROME AT 4 PE NE CO NN PAL · texte numérisé non relu

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LE BUT DE CET OUVRAGE 23 d'individus qu'à condition de tenir un compte suffisant de l'influence du milieu physique.

Si la thèse soutenue dans ce livre est juste, si la biologie contient l'anthropologie et la sociologie, il nous est inutile de rien ajouter pour démontrer l'importance capitale des études biologiques pour ces dernières sciences. L'anthropologie n’étudie qu’une espèce du règne animal. La zoologie en étudie toutes les espèces. Peut-on bien connaître une espèce sans s’occuper des autres ? Certainement non, si toutefois il y a quelque chose de vrai dans les théories évolutionnistes maintenant universellement admises. Jusqu'à un certain point, l'étude de l'homme rentre dans le domaine d'une étude plus vaste de la vie en général, étude qui constitue l’objet de la biologie. La vie de l'homme, dans ses traits fondamentaux, doit être expliquée d’après les lois biologiques de la nutrition, de la croissance, de la reproduction, de la motilité et de l’innervation. Nous pouvons, sans hésiter, aller plus loin, et nous attendre à voir des lois fondamentales de l'anthropologie et de la sociologie suggérées par celles

. de la biologie. Passons en revue quelques-unes de ces

dernières. Une des plus grandes généralisations opérées par les biologues modernes est la loi de l’évolution, exposée d’abord par Darwin, élaborée plus tard et élargie par Herbert Spencer !. Cette loi est déjà une des généralisations fondamentales relatives à la vie et aux sociétés humaines. Les individus et les races passent-ils d’un degré inférieur de la civilisation à un degré plus élevé, et, si l’on peut proprement parler de l’évolution

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