‹ L'antiquaire: comédie en trois actesChapitre 32 sur 36 · PANTAXÈS, POLEMARQ.UE, DAMOCLÈS, CRISPIN, LA FLECHE · texte numérisé non relu

PANTAXÈS, POLEMARQ.UE, DAMOCLÈS, CRISPIN, LA FLECHE

CRISPIN, n^appereewaa qtte fantcacès.

Où donc est Pantaièa qu'on ûe T«it plut paraître? Personne ne Ta tû? je ne sçais pas....

PANTA3CÈS.

Ah! trtitre.

C'est toi qui me jouois? et, d'un air séducteur, Tu Tiens encore id prolonger mon erreur!

Regarde cet anneau, j'ai retourna la pierre.

Son pouToir amorti me rend à la lumière»

Et l'employé par là Teffet de sa Tertu.

Puis donc que tu me Tois, pourquoi me cherche-tu ?

LA FLECHE

Je ne sçais si je dors» )e ne sçais si je veille, Et Ton n'a jamais vu, je crois» chose pareille. Mais d'où vient parle-t-U toujours de son anneau, Dis» Crispin?

PANTAXÊS.

Vas, tu n'as qu'à préparer ta peau, A recevoir bientôt les coups qu'on te destine. Qu'est devenu mon fils ?

CRISPIK tout tremblant.

Il est.... je m'imagine....

Peut-être.... je ne l'ai....

Tu veux dissimuler ?

Réponds, ou tu sçauras, pendard, à qui parler.

CRISHN.

Ce qu'il est àmman^ Monsieur?

I04 LANTIQUAIRE,

PANTAXÈS.

Oui, ptrle Tite.

CRISPIN

Il n'ose plus parottre, et veut prendre la fuite.

PANTAXÈS.

Comment donc, il se cache, il m'évite, il me fuit? De tes mauvais conseils, traître, voilà le fruit. Je te....

CRISPIN

Vous me feriez une grande injustice De sa fuite, Monsieur, de me croire complice. C'est lui qui, de lui-même, a formé ce projet. Pour ne point embrasser l'état qui lui déplaît.

PANTAXÈS.

De mes bontés pour lui voilà la récompense,

Et ce que je reçois de sa reconnoissance .

D'un père comme moi vouloir se séparer.

Et je suis assez bon encor pour en pleurer.

Vas le trouver, Crisptn, dis-lui qu'il s'en revienne,

Et que son prompt départ me feroit trop de peine.

Mais non, je ne veux plus qu'il paroisse à mes yeux.

Dis-lui que pour toujours il évite ces lieux. Puisque de me tromper le traître a l'insolence. Je ne veux, de mes jours, le voir en ma présence. Qu'il aille, s'il le veut, joindre son Régiment.

POLEMARQUE.

De grâce, réprimez votre ressentiment.

Votre fils est en faute, il faut le reconnottre, Mais, dans sa faute même, il entre plus peut-être De crainte et de respect que de malignité; Et, quand il veut s'enfuir, c'est par timidité.

PANTAXÈS.

Ah! je l'ai trop aimé; déjà, dès son enfance, Je le gfttois, l'ingrat, par trop de complaisance. Et je ne sçavois pas que le perfide, un jour. Se sauveroît de moi pour prix de mon amour.

Hélas 1 je sens encor que mon cœur en soupire.

POLEMARQUE.

Vas le trouver, Crispin, de ma part^ et lui dire De venir au plutôt.

PANTAXÈS.

Mais dis-lui bien surtout Que l'ingrat a poussé ma patience à bout.

io6 l'antiquaire»

Page 1