I. Paris, 1867, in
xl Les Curieux
M. Poitrinas, président de l'Académie d'É-
tampes, est des plus divertissants' : ce savant archéologue ne rêve que poteries , vieux clous et autres antiquités gallo-romaines; il n'a qu'à regarder un terrain, et il dit tout de suite : « Ça sent le romain ici ! il y a du romain là-dessous. »
L'académicien d'Étampes voit des tumulus partout; quand il fait des fouilles, il déterre un fragment de cuisinière qu'il prend pour un bouclier romain.... (c scu-
tum le bouclier long, vous savez »
Il trouverait du romain dans une allumette chimique, et il s'écrie en brandissant triomphalementune vieille broche : a Voici le gladiiim,.... l'épée du Centurion pièce extrêmement rare. » On le voit toujours avec des vaisselles ébréchées, des petits pots cas-
I. La Grammaire a été représentée cette année aux Tuileries, le !«»• mars, jour du Mardi Gras. Un petit théâtre avec coulisses, rampe, souffleur, etc., avait été improvisé dans la salle à manger. Le rôle de xM. Poitrinas était rempli par le Prince Impérial, qui s'en est, dit-on, acquitté à merveille, et qui a été couvert d'applaudissements lorsqu'il est entré en scène, chargé de débris de vieilles poteries.
dans les pièces de théâlre. xlj
ses et de la vieille ferraille : ce morceau de carafe, c'est un fragment de verre antique ; ce vase à une anse, un lacrymatoire de la décadence : a Quand les Romains perdaient un membre de leur famille, c'est là-dedans qu'ils épanchaient leur douleur... »
L'ANTIQ.UAIRE