III. Asepsie par la chaleur
La chaleur est appliquée de diverses manières pour obtenir l'asepsie des objets ; l'ensemble des procédés dans lesquels elle intervient forme pour un certain nombre de chirurgiens Y antisepsie physique, pour d'autres la méthode aseptique ou V asepsie. Elle a été particulièrement étudiée par MM. Vinay, Terrier et Schimmelbusch.
Les procédés calorifiques reposent soitsur l'action de la vapeur d'eau avec ou sans pression, soit sur celle de l'air sec, ou sur celle d'un liquide simple en ébullition, OU d'un liquide additionné d'une substance antiseptique qui élève en même temps son point d'ébullition.
Nous pouvons dire d'abord que tous les microbes peuvent être détruits par l'eau bouillante.
A l'état adulte, les microbes ne résistent guère à une température supérieure à -|- 100°, les microcoques (staphylocoques, streptocoques, microbes pyogènes, qui sont souvent dans notre organisme) sont tués entre -f- 60 et 70°; — les bacilles résistent davantage, il faut -)- 70 et -f- 100° — Les germes les plus résistants sont les spores, il faut pour les détruire une température de -\- 110° à -\- 125° Mais les spores sontmoins nombreuses; de plus, pendant le temps qu'elles mettent à se développer, la plaie aura marché vers la cicatrisation et aura augmenté ses moyens de défense. Aussi les spores sont-elles moins à craindre que les formes adultes, sauf celles du vibrion septique et du charbon.
Tyndall a fait ressortir, par une expérience, la différence de résistance des microbes et des spores, Après avoir fait bouillir pendant 3 heures une infusion de foin, il a remarqué qu'elle renfermait encore des spores ; alors il fit bouillir pendant 3