H CALANTE ET FILS PARIS
Fig. 4.
Trncarls avec étui nickelé
Les instruments à piston et à robinet demandent des soins particuliers, car si l'on est quelque temps sans les utiliser, le piston se dessèche, le robinet devient dur et l'instrument ne fonctionne pas au moment du besoin.
Les instruments qui servent aux injections diverses sont d'espèces variées et demandent
beaucoup de soins ; ils sont de trois sortes, les seringues, les appareils à suspension, ou injec-
Fig. 5.
Seringue du professeur Guyon.
teitrs à suspension, qui projettent le liquide plus ou moins loin, selon que le récipient est placé à
76 MATÉRIEL CHIRORGICAL
une hauteur plus ou moins grande, laquelle varie en vénérai entre 70 centimètres et 1 mètre, et enfin les appareils à pression, injecteurs à pression, dans lesquels un llacon quelconque est muni d'un bouchon à double tubulure : tel est le bouchon de Wasseige. Une poire de Riehardson, ou une pompe comme celle de l'appareil de l'otain, comprime l'air dans la partie supérieure du llaeon et le liquide comprimé sort par l'autre tube, lequel plonge jusqu'au fond du flacon.
L'injccteur à suspension, appelé encore appareil d'Esmarch, etc., remplacera souvent les seringues et les irrigateurs Eguisier. Cependant, des seringues sont indispensables, seringue en caoutchouc durci ou en verre, pour le traitement iodé de riivdrocclc, seringue en maillechort ou en nickel. La seringue de Guyon est facile à stériliser (fig. 5).
Pour nettoyer la seringue, en général, on la démonte et on la baigne dans une solution de soude
. chaude qui la dégraisse. Le piston en cuir est essuyé, '!' ,*Trotté avec soin, et recouvert d'huile phéniquée/ou
lu. Mi«.1n ...
de vaseline phéniquée. Quand on veut le stériliser plus sûrement, on le fait baigner pendant quelque temps dans de l'huile phéniquée à 5 0/0.
Pour injecter des liquides dans les tissus (sérothérapie), dans les articulations tuberculeuses, dans les abcès par congestion, il est nécessaire d'avoir une petite seringue contenant 15 à 20 cen-
timètres cubes, telle la seringue de Roux, de
Fig. 6.
Seriugue de Roux.
Collin, ou la seringue de Debove, de Galante.
La seringue de Roux est à piston en caoutchouc ; il suffit de le mouiller sans le graisser pour qu'il glisse. Après l'usage, on met le piston clans un verre d'eau, afin d'éviter sa dessiccation.
Les aiguilles de ces sortes de seringue demandent des soins spéciaux ; on en fait en platine, ou en platine iridié, qui peuvent être stérilisées par le flambage ; les aiguilles en acier peuvent être mises dans la solution sodique bouillante pendant deux minutes. — Quand on ne s'en sert pas, on peut les conserver en les mettant, soit dans du chloroforme, ou de l'alcool, ou de l'alcool naphtolé, OU bien dans de l'eau saturée de borax, ainsi qu'on fait du reste pour les instruments tranchants.
Pour assurer l'asepsie de la seringue de Roux, M. Collin vienl de construire un cylindre en métal (pion remplit d'un liquide antiseptique (eau saturée de borax, etc.), et dans lequel on plonge le corps de la seringue et toutes ses parties.
La seringue de Debove ffig. 7 et 8) est facilement stérilisable ; elle a un piston en rondelles d'amiante. Elle s'emploie aux mêmes usages que celle de Roux.
La seringue de Pravaz peut être renfermée clans une boîte où se trouvent aussi 1 ou 2 petits flacons renfermant la solution à injecter et un autre flacon rempli d'alcool ou d'un autre liquide pour la conservation asepticpie des aiguilles.'/). Itfl/
L'injecteur à suspension est connu de tous ; il peut remplacer souvent la seringue et l'irrigateur Eguisier, il n'y a qu'à changer l'embout terminal,
Fig. 7 et 8.
Seringue de Debovo.
selon qu'on veut l'employer pour une injection vaginale, pour un lavement, pour injecter dans l'urètre, ou dans la vessie, ou dans les fosses nasales, pour laver les plaies infectées, etc.
Sur le trajet du tube en caoutchouc se trouve un robinet ou une pince à pression (fig. 9 et 10).
La figure 31 représente la disposition de l'injecteur à suspension et des divers objets qui servent à prendre les injections vaginales.
Wh;
Fig. 0.
rince à pression ouverte.
Calante a construit sur les indications de Doléris un injecteur à suspension, formé par une poche en caoutchouc C'est un appareil commode, facilement transportable et qui peut servir dans un grand nombre de cas variés. De plus il est faci-
Fig. 10.
Pince à pression fermée.
lement stérilisable, car on peut le soumettre à l'ébullition (fig. H).
On peut improviser un injecteur à suspension, en adaptant à une bouteille quelconque le bouchon
INJECTEUIÎ A SUSPENSION 81
vide-bouteille de Budin. La figure 12 remplace une description.
Les appareils de Faucher et de Dcbove (fig. 13)
Fig. 11.
Poche fontaine avec ^a fronde
pour le lavage de l'estomac ne sont cpje deux variétés de l'appareil à suspension ; ils peuvent servir pour des lavements et d'autres usages.
Nicaise. Antisepsie. .'>.
L'injecteur ii siphon recommandé par le Docteur Auvard est encore une sorte d'injecteur à suspension qu'il est facile d'improviser (fig. 14).
Fig. 12.
Vide-bouteille de Budin.
Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit plus haut sur ïinjecteur à pression .