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INJECTEUR A SUSPENSION

Je dirai maintenant quelques mots de la bande

Fig. 13.

Entonnoir et tube de Debove.

d'Esmarch qui rend de si grands services, soit en ménageant le sang des malades, soit en facilitant

Fig. 14.

Injecteur Siphon.

la recherche des vaisseaux, celle des corps étran-

MATERIEL CI1IRITÎGI0 \L

gers, celle des points osseux malades dans les résections. A. la bande en tissu élastique on a substitué une bande pleine en caoutchouc rouge ou noir, que l'on peut soumettre à l'ébullition pendant quelques minutes et dont on arrête les derniers

Fig. 15.

Bande à anneaux de Nicaise.

tours, laissés en place, au moyen d'une épingle de nourrice, ou en glissant le reste de la bande sous le dernier tour.

Le bande à anneaux que j'ai fait construire par Collin, est d'une grande utilité, soit pour arrêter une hémorragie sur quelque membre que ce soit,

B\NDE A ANNEAUX

soit pour tenir lieu en partie de la bande d'Esniarch.

Ces bandes peuvent tenir lieu d'un aide, ce qui est précieux pour le praticien de campagne. Comme on a reproché à ma bande à anneaux de ne pouvoir être stérilisée complètement, reproche peu grave, ainsi que le démontre la pratique, voici cependant comment on doit l'appliquer : on met sur la peau une compresse stérilisée qui dépasse

Fig. 16.

Bassin réniforme.

la région où la bande va être enroulée; puis quand celle-ci est en place, on relève la compresse qui vient ainsi recouvrir la bande, laquelle se trouve alors tout à fait cachée.

Le praticien n'a pas besoin dans son arsenal d'un grand nombre de bassins à pansement. Le bassin réniforme suffit à bien des cas (fig. 16).

On en fait en verre, en cuivre, en caoutchouc durci, en tôle émaillée.

Appareils nécessaires pour obtenir l'asepsie. — Dans un chapitre précédent nous avons exposé les différents procédés de la méthode antiseptique, il s'agit maintenant de choisir ceux qui conviennent au cas dans lequel nous nous plaçons.

Les bains antiseptiques froids, employés exclusivement au début, peur stériliser les instruments, etc., sont abandonnés par la plupart des chirurgiens ; on continue h s'en servir cependant, pour maintenir l'asepsie obtenue par la chaleur ; mais les solutions sont plus faibles, de façon à ne pas irriter les mains.

L'étuve et l'autoclave peuvent donner une asepsie absolue, mais leur emploi demande beaucoup d'attention et peut ne pas être sans danger ; on pourra surtout les utiliser dans un grand service d'hôpital.

L'eau bouillante additionnée de certaines substances, ainsi qu'on (ait aujourd'hui, offre toutes les garanties possibles ; de plus son action est plus facile à contrôler que celle de l'étuve et de l'autoclave. Aussi, préférons-nous l'emploi de ce procédé et nous le conseillons au praticien.

Le bain antiseptique primitif a donné d'excellents résultats; il suffisait à gêner le développement de la plupart des microbes; le vibrion septique et celui de la gangrène gazeuse étaient ceux qui résistaient le plus à son action. Or ce vibrion

BOITES METALLIQUES 87

est détruit par l'eau bouillante additionnée, donc celle-ci offre toutes les garanties. D'autant plus, que si des instruments ont été contaminés par ce vibrion septique, on aura encore la ressource d'user de Yébullition discontinue (procédé de Tyndall), qui est le procédé que je préfère h tous dans ce cas.

Si on veut se servir d'une ètuve, on peut recommander d'en prendre une dans le genre de celle de Poupinel (fig. 2) et que l'on puisse chauffer à l'alcool, comme l'étuve portative de Mariaud.

L'autoclave sera dans le genre de celui de Chamberland, construit de façon à pouvoir être chauffé à l'alcool, comme celui de Redard (fig. 1).

Pour stériliser par Veau bouillante pure ou additionnée, procédé à la fois simple et sûr, il suffit d'avoir une poissonnière en tôle émaillée, avec double fond mobile.

Les fabricants ont construit des boîtes mèlalliques pouvant servir a trois usages, à stériliser les instruments par l'eau bouillante, à transporter ces instruments et à contenir le bain antiseptique dans lequel on place les instruments stérilisés, au moment de l'opération. Ces boîtes, ainsi que le montre le modèle d'Aubry (fig. 17), sont formées de deux parties (A, C) qui s'emboîtent l'ungdans l'autre, et d'une troisième (B) en grillage métallique. Une boite de ce genre est indispensable.

Schimmelbusch a faii construire un appareil ingénieux, formé de deux parties, rime dans

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Fig. 17.

Boîte en métal nickelé pouvant servir à transporter les instruments,

à les faire bouillir et ensuite être utilisée comme plateaux.

laquelle les instruments sont placés dans la solution sodique bouillante, l'autre dans laquelle on met les pièces de pansement qui seront imprégnées par la vapeur d'eau se dégageant du premier

BOUILLEUR DE FORGUE 89

récipient, vapeur qui serait au-dessus de 100°, ainsi que nous avons vu (p. 62).

Le professeur Forgue, de Montpellier, a modifié l'appareil de Schimmelbusch et a fait établir par Collin un modèle simple et commode que l'on fait fonctionner pendant les préparatifs d'une opération, et au moyen duquel on stérilise et les ins-

Fig. 18.

Bouilleur démontable à deux étages de Forgue, à l'état de fonetionnement.

truments et ce qui doit être en contact avec la plaie, et aussi les pièces de pansement, ainsi que le montre la figure 18.

Cette sorte d'appareil est un réel progrès et donne toute sécurité au point de vue de l'asepsie, et toute confiance au chirurgien, car la stérilisation se fait sous ses yeux.

L'app;.reil construit par M. Collin est simple et d'un prix modique, malgré ses dimensions, car le grand modèle peut recevoir les instruments nécessaires au traitement des maladies des voies urinaires et à la pratique des accouchements. Il est chauffé à l'alcool.

Cet appareil rend donc plus de services que la

Fig. 19.

Bouilleur de Forgue fermé pour le transport.

boîte métallique simple, aussi le conseillons-nous, surtout pour l'exécution des opérations importantes.

Comme il ne faut pas le même temps pour obtenir la stérilisation des instruments et celle des pièces de pansement, on aura soin d'enlever les instruments 5 ou 10 minutes après leur immersion dans la solution d'eau sodique bouillante ; pour la stérilisation des pièces de pansement qui demande trois quarts d'heure environ, on laissera l'appareil fonctionner, de façon précisément que

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