‹ L'antisepsie dans la pratique de la chirurgie journalièreChapitre 40 sur 104 · ASEPSIE DES COMPRESSES ÉPONGES · texte numérisé non relu

ASEPSIE DES COMPRESSES ÉPONGES

ployée seule, elle peut laisser quelques fils de coton sur la plaie ; mieux vaut envelopper le tampon dans un peu de gaze hydrophile, qu'on maintient par un nœud de fil. On peut les aseptiser dans le bouilleur de Forgue ou en les faisant bouillir pendant 1/4 d'heure dans la solution sodique ; on les exprime avant de s'en servir et on les place dans un récipient.

Eponges. — La stérilisation des éponges est compliquée, aussi, malgré les avantages qu'elles (j) présentent, sont-elles difficilement utilisables pour le chirurgien isolé ; on les remplace par les compresses éponges.

Je citerai cependant le mode de préparation usité par Lister. Les éponges sont lavées au savon, puis h la soude et à l'eau pure; exprimées, elles * sont plongées dans une solution phéniquée à 5 0/0, '■' d'où on les retire au moment d'en user (Pollet). Les éponges ne supportent pas l'ébullition.

Compresses éponges. — ■ Elles sont formées en général de 8 couches de gaze hydrophile, qu'on maintient par quelques points de fil. 11 faut en avoir de 3 dimensions, de 10, 15 ou 20 centimètres de côté. On s'en sert comme des éponges pour absorber le sang et les liquides, nettoyer la plaie, recouvrir et protéger les organes. On en obtient la désinfection en les traitant comme les compresses et les tampons d'ouate. Dans certaines

opérations, dans les laparotomies, il faut veiller à ce qu'elles ne restent pas imprégnées d'un antiseptique; on aura donc soin, avant de les employer, de les passer dans de l'eau stérilisée chaude.

Fils à ligature. — On se sert de catgut ou de fil de soie. Le catgut est d'une préparation difficile et parfois infidèle ; le meilleur procédé de préparation est celui de A. Reverdin. Mais on peut remplacer dans tous les cas le catgut par de la (// soie.

On aura de la soie cylindrique plutôt que plate, de trois grosseurs différentes et que l'on préparera soi-même. Les petits écheveaux de soie, bien brossés et battus, sont mis à bouillir dans la solution suivante pendant une demi-heure :

Acide phénique neigeux. 50 grammes.

Eau.. . . 1000 —

Puis, les mains désinfectées comme pour une opération, on enroule la soie sur des bobines en verre ou sur des bobines nickelées dont l'axe est vide et la paroi perforée, de façon que les liquides puissent pénétrer dans l'intérieur de la bobine jusqu'au fil, comme dans la bobine de Forgue.

Dans cette dernière, nous préférons remplacer les fils de fer par un cylindre perforé, car les fils de fer forment des arêtes sur lesquelles la soie se coude, ce qui l'expose à casser au moment où l'on serre le nœud.

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