TAMPONNEMENT DE L'UTÉRUS
de plusieurs mètres, que l'on tassera peu à peu avec une pince à pansement ; on peut faire aussi le tamponnement sans se servir du spéculum. — Le procédé ci-dessus est préférable à la queue de cerf-volant faite de tampons de ouate ou de gaze reliés entre eux par un fil ; cependant ce moyen peut donner aussi un bon résultat. — Le tampon-
fi.DEVY
Fig 35.
Tamponnement intra-utérin.
nement sera laissé en place pendant vingt-quatre heures.
Dans le cas d'hémorragie survenant après la sortie du fœtus, le tamponnement de la cavité utérine peut devenir nécessaire; on le fera également avec une bande de sraze légèrement iodoformée, ou
de gaze simple, ou de mousseline bouillie dans la
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solution sodique pendant une demi-heure au moins. Le procédé à employer se trouve représenté nettement par la figure 35 '.
Quelquefois on peut être contraint d'improviser un tamponnement. Alors on pourrait se servir d'un morceau de linge fin, qu'on introduirait dans le vagin, en maintenant les bords de ce linge écartés; on remplirait la cavité ainsi formée avec de petits chiffons de linge que l'on tasserait peu à peu. Tous ces linges auraient été au préalable soumis à l'ébullition pendant trois quarts d'heure ou une heure dans une solution de soude ou de sel à 10 0/00.
Mais en général on ne se décidera au tamponnement vaginal ou utérin qu'à la dernière extrémité. Il est rarement indispensable; les injections d'eau très chaude arrêteront souvent l'hémorragie; nous ajouterons que le tamponnement est une petite opération qui demande à être exécutée avec beaucoup d'attention et de délicatesse.
Nous avons dit que tous les instruments qui servent aux examens, aux explorations, aux opérations, aux accouchements, forceps, etc., seront stérilisés par l'ébullition dans la solution sodique.
Nous ajouterons quelques mots sur le toucher vaginal, qu'on doit pratiquer avec des précautions antiseptiques rigoureuses. Cela ressort