‹ L'antisepsie dans la pratique de la chirurgie journalièreChapitre 71 sur 104 · DE LA SAIGNÉE ASEPTIQUE · texte numérisé non relu

DE LA SAIGNÉE ASEPTIQUE

et sur la tension du sang doivent y ramener prochainement.

Pour faire la saignée on aura deux bandes, des compresses de gaze, des tampons d'ouate, un drap et une serviette pour recouvrir le malade et son lit, un vase pour recevoir le sang, une lancette à grain d'orge.

On pourra faire la saignée sur les veines du pli du coude, sauf sur la médiane interne ou basilique qui croise l'artère brachiale. — Le médecin se lavera les mains comme pour une opération, la peau du bras sera stérilisée comme d'habitude, puis on placera une bande au-dessus du pli du coude pour en faire gonfler les veines. Avec la lancette stérilisée et bien tranchante on fera l'incision de la veine ; quand la quantité de sang voulue se sera écoulée, on arrêtera la saignée en enlevant la bande et en pliant lavant-bras. La plaie sera essuyée avec un tampon d'ouate ou de gaze stérilisée, puis recouverte d'un petit carré de gaze stérilisée ou de gaze antiseptique (iodoformée, salolée) maintenu par une bande en huit de chiffre, fixant l'avant-bras dans la demi-flexion. On le maintiendra dans une écharpe pendant 48 heures.

On prendra les mêmes précautions dans la vaccination, mais en ayant soin de ne se servir d'aucun antiseptique chimique, on fera les stérilisations nécessaires seulement avec l'eau bouillante.

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