CICATRISATION NATURELLE DES PLAIES
Nous devons donc rappeler brièvement quels sont les modes de cicatrisation naturelle des plaies. On en reconnaît généralement trois, la réunion par première intention, la réunion par seconde intention et la réunion sous-crustacée.
Sur la réunion par première intention, tout le monde est d'accord. Une plaie étant produite, si ses lèvres peuvent s'accoler spontanément l'une à l'autre, elles se soudent immédiatement, il y a cicatrisation par première intention, par réunion
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immédiate, dette cicatrisation immédiate, c'est la tendance normale de la nature, c'est celle que l'on doit chercher ii obtenir.
Mais voici un autre cas, il y a perte de substance, ou bien une partie des tissus est mortifiée al devra être éliminée; l'accolement des lèvres de la plaie est impossible, on ne peut compter sur la réunion par première intention ; alors on a ce qu'on appelle la cicatrisation par seconde intention ou par granulations, par suppuration. Malgré tous les progrès accomplis, un certain nombre d'auteurs pensent encore que la cicatrisation par seconde intention doit s'accompagner de granulations et de suppuration. Mais il y a là une erreur qu'on doit rectifier. Malgré mon désir de laisser de côté toute discussion, je suis obligé ici d'agir autrement, car la pratique découle immédiatement, je ne dirai pas de la théorie, mais de l'observation exacte des faits.
Mon argumentation sera brève et reposera sur ce qui se passe soit dans une plaie contuse avec lésions sous-cutanées sérieuses, soit dans une fracture souscutanée. Dans le foyer traumatique il y a des lambeaux de tissu cellulaire, de tissu graisseux et musculaire qui sont contus, déchirés, isolés même. Cependant, que se passe-t-il ? Ni inflammation vraie, ni suppuration ne surviennent, les tissus altérés sont peu à peu résorbés, les tissus voisins