DU TRAITEMENT DE LÉRYSIPÈLE PAR LE CHLORURE DE MÉTHYLE
Voici l'observation (résumée)la plus conclüuante de celles qui ont été recueillies par le professeur Renaut :
Femme de 57 ans, journalière. — Entrée le 3 septembre 1885 à l'hôpital de la Croix-Rousse, salle Sainte-Claudine. Cette malade a déjà eu l'année précédente un érysipèle de la face qui nécessita un séjour de sept semaines à l'hôpital.
Depuis deux jours elle se plaint de frissons avec céphalalgie, de vomissements, et s’est aperçue que son nez devenait rouge.
Au moment de son entrée à l'hôpital, l'érysipèle oecupe le nez, les deux joues, les paupières ; les oreilles sont'encore réspectées.
Le long du sillon naso<génien et à la racine du nez, on remarque de petites phlyctènes remplies de sérosité claire.
Quelques râles disséminés dans les poumons. — Les autres organes sont sains. Pas de délire.
- Urines troubles, ‘sans albumine, | ù
Le 4. On dessine les limités de l'érysipèle, eton pulvérise sur ses bords du chlorure de méthyle et en haut sur tout le front.
Le 5. Du côté gauche l’érysipèle n'a pas franchi la limite dessinée; à droite il est descendu et a gagné le cou. Nouvelle pulvérisation sur tout le pourtour de l’érysipèle. — Le soir, la température, qui était de 40°1 avant la pulvérisation, tombe à 3908.
Le 6. Ha température est tombée à 38°, ét je oil est af« faissé et arrêté dans sa marche.
Le 7. La guérisonest pour ainsi dire complète. L2 peau des< quame sur la face, elle est souple au cou et voisRee en brunfoncé par l’action des pulvérisations: L AE