‹ L'apaisement de la PologneChapitre 21 sur 73 · FËRRÂND, HISTOIRE DES TROIS DÉMEMBREMENTS · texte numérisé non relu

FËRRÂND, HISTOIRE DES TROIS DÉMEMBREMENTS

DE LA POLOGNE. Avertissements Paris, 1820.

Cette opinion de l'auteur de VHistoire des trois démembrements de la Pologne, en opposition ouverte avec la croyance commune, blessera moins le lecteur après qu'il aura lu l'extrait suivant de VHistoire de la révolution de Pologne, par Louis Wieroslawski, auteur non suspect, car Chopin, dans son livre intitulé la Russie, fait observer que « les éloges de l'historien polonais » ont d'autant plus de poids, qu'il est très hostile au )) gouvernement russe » :

or En moins de dix ans, des routes, que Ton pourrait comparer aux voies romaines, sillonnèrent dans tous les sens le royaume à travers les forêts, les marécages et les sables, rebelles depuis un temps immémorial à tous les efforts de l'industrie humaine.

» La capitale, peuplée décent quatre-vingt mille unies, res-

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plendissait de luxe el d'élégance. Architecture» sculpture, génie, tout se disputait le privilège d'embellir rantique Varsovie. Les théâtres, les palaii, les casernes, les monuments, les promenades, les places et les rues sortaient comme par enchante^

ment du chaos où les avait enfouis, sous la république, un mélange bizarre de faste et de misère I...

» Les provinces se peuplaient et se couvraient de villes et de manufactures...

» Un ministre économe, industrieux, remplissait les caisses de rÉtat et affermissait le crédit national. Les revenus du royaume s'élevaient à quatre-vingt-dix millions de florins polonais ; la Banque contenait un capital de cent cinquante millions, et le Trésor une réserve de trente millions.

» La population s'était prodigieusement accrue dans les huit palatinats du royaume; on y comptait plus de quatre millions d'âmes. Une armée de trente-cinq mille braves complétait sa puissance matérielle.

» Le commerce, ce vieil objet d'antipathie d'un peuple turbulent, guerrier et agricole, commençait à enrichir les particuliers et les masses. »

LOUIS MIEROSLAWSKI, histoire de

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