‹ L'apaisement de la PologneChapitre 27 sur 73 · L'ITALIE ET LA POLOGNE · texte numérisé non relu

L'ITALIE ET LA POLOGNE

3 mai 1863.

Il n*oxid(e en Italie qu'une seule domination étrangère , tandis que la Pologne, partagée en trois morceaux, est soumise à trois dominations distinctes. Pour reconstituer l'unité polonaise, il faudrait donc que l'Autriche, la Prusse et la Russie y consentissent ou y fussent contraintes; tandis que, pour compléter l'unité italienne, il suffirait de désintéresser Famour-propre de l'empereur François-Joseph , qui gagnerait à délaisser la Vénétie plus qu'il n'y perdrait, à moins qu'il ne nourrisse secrètement l'espoir de recon- .quérir la Lombardie, et de replacer sur leurs trônes les souverains de Modène, de Parme, de Toscane et de Naples.

On le voit, toute assimilation de la Pologne à l'Italie est husse.

En Italie, une seule domination étrangle, n'oecupant qu'une partie du sol.

- En Pologne, trois dominations étrangères s'en étant partagé le soi tout entier.

En-Italie, un État qui avait sa dynastie et son armée, et qui s'appelait le Piémont.

En Pologne, rien ne ressemble au Piémont; point de dynastie régnante, point d'armée nationale.

Par cette différence s'explique comment nous sommes & la fois pour l'unité italienne et pour l'unité russe, à la condition que celle-ci , comme celle-là, sera la fin de l'oppression el l'avènement de la liberté.

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