‹ L'Aperception immédiateChapitre 44 sur 102 · Dans un sens unique », Cousin, p · texte numérisé non relu

Dans un sens unique », Cousin, p

2. La se lermine selon nous la première partie de cet écrit quel'on peut résumer ainsi :Le premier problème de la philosophie ne peut êtrerésolu et ne doit pas être abordé par la méthode déductive employée dans les systèmes a priori. La psychologie seule, conçue comme science du fait primitif, c'est-à-dire comme fondée sur l'analyse réflexive, peutrésoudre ce problème. C'est ce que prouve l'examen des systèmes de métaphysiques, dont le plus vraisemblable, le dynamisme, est précisément celui qui est le plus rapproché du fait primitif, source de toute vérité philosophique. Maine de Biran, dans les pages qui terminent cette première partie, indique sans entrer dans les détails quelle est la nature du fait primitif : c'est la conscience, identique elle-mème au sens de l'effort. Le sentiment de l'effort exercé est la source de toute connaissance et c'est là que se réferentles notions premières de l’entendement ; mais il y a dans la plupart des connaissances humaines un autre élément qui vient, non de l'homme, mais de la nature organique ou animale, et qu'on peut appeler la sensation passive. Tous les problèmes de la connaissance reviennent à se demander comment ces deux éléments, dont l'un (le moi) est la forme, l’autre (la sensation) est la matière, s'unissent pour constituer la perception du corps propre, et celle des corps extérieurs, et jusqu'à quel point, en s'abstrayant de la sensa= tion passive, le moi arrive à concevoir les corps dans leur réalité absolue; Maine de Biran conclura, ou plutôt indiquera dans les dernières pages de cet écrit, qu'il n'y peut réussir qu'en recevant lui-même la lumière de la raison divine (logos).

LES PRINCIPES gl

nent du dehors el qui paraissent être les effets d'objets agissant sur lui deux classes d’impressions ; il rapporte les unes aux objets, et elles servent à déterminer leurs attributs ou leurs prédicats : il rapporte les autres au sujet qui les éprouve, en tant qu'elles laffectent agréablement ou désagréablement ; les premières sont les inluitions ; les secondes sont les sensations.

6° L'homme distingue enfin, dans les représentations qui lui viennent du dedans el qui paraissent être son propre ouvrage, deux classes de représentations : les premières ne sont que des combinaisons arbitraires de l'imagination, des fictions ; les autres, des produits de lentendement et de la raison, ou des résultals de la réflexion : les notions, les principes, les idées f. »

1. Ce passage est tiré d'un écrit d’Ancillon. Il n'est pas copié dans le manuscrit. Les citations, dans les fragments de l'Anthropologie que nous possédons, sont nombreuses et parfois très étendues (Voir dans la Division des fails psychologiques et physiologiques, p. 210-217, 265-293). Est-ce que ces citations devaient entrer dans la rédaction définitive de l'Anthropologie ? Ou servent-elles simplement de point d'appui à Maine de Biran pour le développement de sa pensée, ou son expression précise. et devaient-elles disparaitre, une fois ce travail achevé, comme les échafaudages quand l'édifice est construit ? Il est difficile de le savoir. Nous croyons pour nous que Maine de Biran eût fait un choix, dans les notes qui composent cet écrit, conservé sans modifications certaines pages et même des développements entiers, et sinon éliminé, du moins modifié d’autres passages quine sont pas appropriés ou ajustés exactement au sujet. Il restait à mettre au point ce travail préliminaire qui est une simple esquisse, non un tableau.

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