Id., t. Ier. Avant-propos, p. vi et vu
3. Cetie page correspond à la page 133 de l'imprimé, qui se termine à la page 137.
4. «On peut tenir pour certain que les obscurités du texte imprimé de l'écrit sur l'aperception immédiate, tiennentsouvent à des erreurs de copie. En voici un exemple que les feuilles de la minute que j'ai retrouvées permettent de donner. On lit page 133 de Limprimé la phrase suivante qui n'offre aucun sens : « L'idéalisme et le scepticisme ont « tous deux raison contre une philosophie qui prétend lout réduire « aux sensations et aux intuitions, quoiqu’elle admette d'ailleurs une … « réalité objective, dontilest impossible de dire ce qu’elle est, d'où elle « vient, en quoi elle consiste, en ce que ceux-ci étendent aux idées « générales aux catégories artificielles la réalité objective qui appartient (aux notions ». Avant les mots « en ce que ceux-ci » la minute
On peut même admettre, sans que la supposition soit forcée, que le malade aura remis son manuscrit au copiste, sans les indications nécessaires pour guider celui-ci, sans s’assurer peut-être exactement de l’ordre, et de la nature des feuilles qu'il lui livrait. Ces feuilles se seront trouvées en désordre, et le copiste, laissé à lui-même, les aura numérotées et transcrites sans discernement. »
IT. Nous retiendrons de cette courte mais substantielle notice : 1° que l'écrit publié par Cousin sous le titre de l’aperception immédiate n’est pas le mémoire couronné à Berlin ; 2° qu'il fut composé dans le cours de l’année 1824, et en vue des Nouveaux essais d'anthropologie ; 3° que les obscurités du texte imprimé tiennent souvent à des erreurs «de copie. Nous avons relevé dans les trente-cinq pages de limprimé qui correspondent aux soixante-sept pages de la minute que nous avons entre les mains plus de cent cinquante erreurs.
Cela nous permet d’affirmer que M. de Biran n’a pas revu la copie qui fut faite pendant sa maladie, et nous surprenons ici Cousin en flagrant délit d'inexactitude lorsqu'il déclare dans son avant-propos de 1841 que : « Ces ouvrages, qui voient aujourd’hui le jour pour la première fois, sont tous de la plus parfaite authencité. Les uns sont écrits en entier de la main même de M. de Biran, les autres sont des copies corrigées par lui‘. » On pourrait supposer qu'aux erreurs commises par le copiste sont venues s'ajouter les fautes d'impression ; car il est extrêmement probable que l’éditeur n’a pas revu lui-même les épreuves; mais celles-ci ne doivent pas être très importantes, ni très nombreuses, s’il est vrai, comme le dit Cousin dans l'inventaire de 1825, que le fragment de l’aperception immédiate fût parfailement copié*. I eût été intéressant de comparer le texte de l’imprimé à la
porte : «Les nominaux ont raison contre les réalistes », ce qui donne un sens à la phrase. » Note de M. E: Naville.