‹ L'Aperception immédiateChapitre 7 sur 102 · Cousin, t. Ier. Avant-propos, p.tet1r · texte numérisé non relu

Cousin, t. Ier. Avant-propos, p.tet1r

2, Cousin, t. IV. Préface ur.

copie; malheureusement elle est perdue, ou, du moins, nous n'avons pu la retrouver.

Maintenant, contrairement à ce que pense M. Naville, nous croyons que cet écrit est un tout suivi. [n’y à, à notre avis, aucune raison décisive de supposer « que ces feuilles se seront trouvées en désordre, et que le copiste, laissé à luimème, les aura numérotées et transcrites sans discernement! ». Nous ne croyons pas du moins qu'il y ait aucune interversion de cet ordre, dans les pages dont nous avons la minute; et, d'autre part, l'examen attentif du contenu de l'écrit tout entier nous permet de suivre dans sa continuité la pensée de M. de Biran. Comment dès lors expliquer l'impression « d’obscurité et de confusion? », « de désordre manifeste® » qu'on éprouve en le lisant ? En faisant : 4° la part des erreurs de copie que l’on peut évaluer à plus de quatre cents; et 2° en supposant que nous sommes en présence de simples notes, etnon d’une composition définitive. Ces notes sont liées entre elles et forment un tout: mais ül est, pour nous, hors de doute qu'elles ne sont pas rédigées pour l'impression.

Telle est la thèse que nous nous proposons de soutenir et de justifier dans les pages qui suivent. Mais, avant d'interpréter le texte qui est l'objet de notre étude, il faut d’abord le restituer exactement. Tâche difficile, et que nous n’avons pas abordée sans trouble, ni sans inquiétude ! Abstraction faite des trente-cinq pages du texte imprimé dont nous avons la minute, et où nous nous sentons sur un terrain solide, il y à quatre-vingt-dix-neuf pages où nous nous trouvons sans point d'appuiobjectifet abandonné à nos propres conjectures. Quelleméthode suivre en pareil cas ? Le seul guide que nous puissions avoir est la pensée de l’auteur ; mais il se trouve précisément que nous sommes en face non d’une pensée dédfi-

. Naviile. Notice de 1851, p. 39.

. Cousin, t. Tor, p. varr.

Naville, Notice citée, p. 39.

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nitive et pleinement exprimée, mais d’une première esquisse, d'une sorte d’essai, d'une pensée qui se cherche et qui n'est pas parfaitement constituée. En dehors de la pensée générale de l’auteur, de la signification précise du contexte, nous avons aussi, pour nous guider, l’analogie avec les erreurs certaines, relevées dans les pages que nous avons comparées à la minute elle-mème; mais ce sont là le plus souvent des points de repère insuffisants. Nous sommes véritablement enfermé dans un cercle. Pour restituer exactement le texte de cet écrit, il faudrait en connaître sûrement la signification, et, étant donnée sa nature, nous ne pouvons la connaître que par l'étude minutieuse du texte. Aussi ne proposons-nous qu'à titre de suppositions, de conjectures plus ou moins probables, toutes les modifications que nous avons cru nécessaire de faire, pour en permettre l'intelligence au lecteur. La valeur scientifique d’une édition faite dans de semblables conditions, est faible ; une trop grande part y est laissée à l'inspiration. Nous avons fait pour le mieux, mais ne prétendons nullement avoir réussi à restituer le texte authentique de M. de Biran : c'est une prétention que les plus habiles ne sauraient avoir.

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