Et dans un monde substantiel », Cousin
3. Il y a ici très probablement une lacune. Le copiste a dù omettre la fin de la phrase. La pensée de Maine de Biran, c'est que, si nous sommes obligés, pour nous comprendre nous-mème, et notre action sur le corps, d'admettre l'existence de l’âme et du corps, comme forces
L'analyse psychologique pourra parvenir aussi à déterminer ou éclairer jusqu’à un certain point les éléments si obscurs et si vagues de la célèbre discussion que nous avons prise pour exemple, éléments! qui restent obscurs et enveloppés sous le litre de modalités représentatives, inhérentes à l'âme humaine, comme sous celui d'idées vues en l'être universel : Dieu.
Malebranche doué éminemment du sens psychologique qui s'unissait chez lui? à une imagination créatrice brillante, vive et profonde, ayantS plus besoin de créer que d'observer, remarque d’abord parfaitement la différence qui sépare les sensations affectives que l’âme ne rapporte qu'à son corps et les idées claires et* distincies, représentatives des objets de ce monde intelligible renfermé dans l’être universel.
Les impressions affectives du plaisir ou de la douleur peuvent seules être considérées comme des modalités de l'âme inhérentes à elles, quoique rapportées au corps propre et localisées dans ses parties.
Les ‘intuitions ou les idées qui représentent le monde extérieur, sans affecter en aucune manière la sensibilité, sont bien véritablement hors du moi, mais ne sont pas hors des sens externes ou de l'imagination et par suite ne doivent pas être considérées comme attributs ou modes de l'étendue ou de l'espace extérieur où le moi les rapporte. Dira-t-on pour justifier à quelques égards le système de Malchranche, que l'espace est le sensorium de Dieu et que Fesprit de l'homme se met en communicalion avec Dieu, quand il perçoit et entend la nature?
I fallait que l'analyse commençät par bien entendre le rapport des impressions affectives au corps propre et leur localisation dans les parties distinctes de l'étendue organiquef, pour
virtuelles, nous ne pouvons pas cependant comprendre quel est, dans l'absolu, leur mode d'union.
1. « Eléments obscurs et enveloppés », Cousin, p. S6. Nous avons ajouté pour la clarté et la correction grammaticale de la phrase « qui restent ».