Substance pensante en soi », Cousin, p
3. « El ne se prouve pas ou s'explique par un autre », Cousin. Il faut évidemment lire « où ne s'explique pas », — plus loin «ou puisse être expliqué ou conçu ou entendu », Cousin,
4. « Ou l'élément régulateur », Cousin. Cette expression est obscure. Nous lui substituons celle de « principe régulateur » qui est plus claire. Un peu plus haut « dans l'ordre des coexistences », Cousin, au lieu de « dans l’ordre de la connaissance » qu'appelle le contexte.
Le sens intime de l’individualité ou de l’existence du moi offre seul à l’analyse le caractère et les conditions du principe de la science de l'homme et de toute science. Il ne suffit pas en effet que l'âme soit à son titre absolu de substance ou de force virtuelle ; il faut qu’elle se manifeste intérieurement au titre de moi ou de force agissante, pour qu'il y ait le premier fondement du je (j'existe, j'agis) ; la science ne date que de cette manifestation, eL la notion de moi absolu s'y réfère nécessairement, Que serait en effet cette notion sans le sujet pensant moi qui s'entend lui-même ?
L'àäme cherche donc d’abord à reconnaître ce sujet, à tracer ses limites en le séparant de tout ce qui n’est pas lui ; elle ne demande pas : qu'est-ce que l'âme ou quelle est son essence, comment elle s'unit au corps et quel est le mode de ectte union ? Car l'analyse veut savoir d'abord ce qu'elle dit en donnant un nom au sujet qui perçoit la sensation, intuition, l'idée et qui n'est pour lui-mème ni une sensation ni une idée comme une autre. Dans le point de vue ontologique, la réalité des deux substances, pensante el étendue, et la liaison de lune à l’autre ne peuvent être que des données primitives au titre de notions innées. Aussi, Descartes dit-il que l'âme a l'idée innée d'elle-même et de son union au corps. Il dit par suite, très conséquemment, qu'elle estinexplicable, que si nous pouvions l'entendre, nous entendrions tout, nous aurions l'omniscience du Créateur !,
L'analyse ne touche pas à ce grand problème; le moi de l'homme est donné à lui-même par le fait de conscience qui embrasse, sous la même unilé du sens actif, l'effort voulu et le terme sur qui cet effort se déploie, Le même sens de l'effort qui manifeste l’âme à son titre de cause ou de force agissante, manifeste en même temps ce Lerme organique, étendu et inerte, sur qui cette force se déploie el que le vouloir modifie.
La liaison métaphysique de la substance pensante et de Ia substance étendue organisée est inintelligible a priori.
L'analyse s'élève jusqu’à la notion nécessaire de l'ètre actif et pensant en soi, et d’un monde * substantiel avec qui il est en relation par son activité essentielle *.