Aux caractères », Cousin
directes où l'on dit quelquefois (un peu vaguement, je crois) qu'elles sont renfermées. Le mode de leur création actuelle prouve assez que ces idées ne se tirent point par abstraction des composés sensibles comme les idées des qualités que les métaphysiciens ont appelées secondes ; mais il faut se reporter à l’activilé originaire du sens et à la manière dont il circonserit son objet, pour concevoir le modele ! naturel de ces sortes de créations ultérieures, qui, dans le développement des facultés, paraissent si spontanées et si indépendantes de toute impression du ? dehors.
Il règne ici une analogie bien remarquable entre les notions originaires du sens du toucher actif, telles que celles de force extérieure, d'unité, d'identité * de la substance conçue objectivement, et les mêmes idées simples prises de lintime réflexion de nos actes : analogies telles que le jugement, soit qu'il s'applique aux existences étrangères, soit qu'il se replie, sur la nôtre propre, repose sur deux bases également fixes, transporte à l’une ou à l’autre certains attributs fondamentaux, et les affirme de deux sujets semblables ou analogues, dans leur nature propre, lorsqu'ils se trouvent dépouillés par Paltention d'une part, et la réflexion de l’autre, de toutes leurs * formes ou modifications accidentelles.
Le toucher actif, mettant seul lindividu en rapport direct avec une force de résistance étrangère, donne une cause extérieure à nos modes passifs qui, sentis ou perçus ainsi comme les effets des corps, sont dits en être les qualités secondes. Il donne aussi un objet fixe à ces modes fugitifs et variables, dont le caractère non affectif parait ètre de se représenter ou de se projeter naturellement au devant de leur organe comme les couleurs. Ce sens enfin donne seul un sujet immédiat aux modes qu'il perçoit d’après sa constitution particulière, indivisiblement unie à la forceÿ de résistance (quoique nous puissions