Et les objets immédiats », Cousin
4. Donnée ou acquise par des moyens d’une toute autre analyse ». $. « Intuition directe ou sensible », Cousin.
lons réalité, $inon un assemblage de phénomènes donnés ou représentés ainsi par les sens externes, et groupés par l’habitude autour d’une intuition sensible, telle que celle détendue visible ou tactile, ayant seulement plus de fixité que les autres, etc.?
Là est le premier doute fondamental, celui qui entraine la ruine complète du monde des réalités.
Il s'agissait, pour le résoudre, de répondre à cette question première : Qu'est-ce que le corps, à part toute étendue phénoménique manifestée ou signifiée par des intuitions ou des sensations externes quelconques ? Quel est au dehors de l'homme le sujet proprement substantiel, durable, identique de toutes les qualités ou modes perçus à ce titre objectif? Cette question se réfère à une autre antérieure : quel est au dedans de l’homme le propre sujet des attributions, des modes de son existence perçus au titre subjectif? En un mot, quelle est la relation entre le sujet et l’objet absolu ? Comment l’un peut-il se manifester à l’autre autrement que comme une de ses créations ou des produits de son activité?
Ces questions peuvent toutes se réduire à une seule, au premier problème de la philosophie, qui ne peut trouver son principe de solution ailleurs que dans un fait primitif, que nos analyses précédentes spécifient et délimitent : celui du sens de l'effort. Mais, pour dégager ce fait de ce quile compose, et trouver les vrais éléments primitifs de la réalitét, ne faut-il pas nécessairement procéder par abstraction, et l’abstraction ne trace-t-elle pas des objets artificiels plutôt qu'elle ne découvre les réalités existantes ?
$ IV. — DES NOTIONS RÉFLEXIVES?. QU'ELLES SE DISTINGUENT DES IDÉES GÉNÉRALES. VALEUR DE NOTRE IDÉE DE RÉALITÉ
6° Lei il s’agit d'une question tout autrement grave que la question de méthode. Il s’agit de savoir si le monde des réalités
1. « Mais, pour dégager ce fait de ce qui le compose et trouver les vrais éléments primitifs de la dualité, de la science humaine », Cousin, p.122. Phrase obscure, et inintelligible. Nous avons supprimé les mots, « de la science humaine ». Peut-être faut-il lire : dans la dualité de la nature humaine. Autant d’hypothèses conformes à la pensée de l'auteur mais dont rien ne nous autorise à penser qu'elles sont d'accord avec le manuscrit.
2. C'est ici que commence la discussion de la sixième question posée
nouméniques ne se compose que de purs! abstrails, n'ayant d'autre valeur que celle des signes artificiels des formes et catégories de notre création. Il s’agit de savoir s'il y a quelque chose ou rien hors des phénomènes de notre intelligence ?.
Pour résoudre ce terrible doute, Kant avait d’abord saisi un moyen qu'il a laissé échapper en donnant lui-même au scepticisme des armes qui semblaient destinées à le combattre avec avantage. Je veux parler d’une distinction extrèmement importante, quoique méconnue par presque tous les philosophes, entre deux sortes d'abstraits et par suite de notions*.
Dans son premier ouvrage, Kant remarque profondément que le premier soin doit ètre de bien préciser le sens de ce mot « abstrait » dans la crainte qu'on n’altère toutes les recherches du monde intellectuel.
L'abstrait (abstractum) est entendu dans le sens passif, quand l'attention concentrée exclusivement sur une qualité ou une forme * particulière d’un tout objectif, laisse à l'écart tous les autres éléments de composition, quoique unis, peut-être d'une manière indivisible, à celui dont l'esprit et les’sens sont actuellement saisis. De cette sorte de morcellement du tout et de mise à part de chacun de ces éléments et qualités comparés à d’autres qualités semblables, abstraites de la même manière d'objets différents, résultent les idées générales’et les abstractions, purs artifices de l'esprit, n'ayant que la valeur logique de formes, de catégories, etc., sans aucune réalité objective.
plus haut par Ancillon. Il s’agit de distinguer parmi nos idées celles qui sont des combinaisons arbitraires de l’activité de l'esprit, et celles au contraire, comme les notions universelles et nécessaires, qui correspondent à la réalité. Cette dernière question est contenue en germe dans les précédentes, et Maine de Biran ne fait que la dégager de ce qu'il a dit précédemment.