‹ L'Aperception immédiateChapitre 89 sur 102 · x) serait plus clair que (— x · texte numérisé non relu

x) serait plus clair que (— x

sentables, analogues seulement à notre manière de percevoir ou de connaitre {, Procedes huc, et non ibis amplius.

En tentant de rattacher au fait primitif l'origine? de ces notions simples, constantes, universelles et nécessaires qui servent de base à la science humaine, ‘nous combattons à la fois deux systèmes qui ont également favorisé l’idéalisme et le sceplicisme, savoir : l’innéité des notions et* leur dérivation logique soil des idées sensibles, soit des signes conventionnels. Nous disons bien, à la vérité, que les notions de la substance, de la cause, de l'être, de l’un, du même, etc., commencent au sens ; mais ce sens est celui du moi primitif qui s'oppose au non-moi * ; le sens de la force moi agit immédiatement sur une force étrangère simple. La. notion de réalité, loin d’avoir son principe ou son premier modèle dans aucune impression sensible reçue du dehors, est au contraire obscurcie, enveloppée d'abord par tout ce qui est sensitif et ne s’en dégage que lentement et par une suite d'efforts et de combinaisons d’éléments, qui sont une fonction essentielle de l'humanité.

Maintenant, nous sommes peut-être mieux en état de résoudre les questions premières qui ont donné lieu aux doutes systématiques dont le philosophe déjà cité a itracé l'ordre de filiation avec une rare sagacité et un esprit d'analyse plus rare encore.

4. La fin de cette phrase est obscure, et problablement inexacte. 2. « L'organe », pour l’ « origine », p. 118. 3, « Ou », Cousin.

4. Le texte de l'édition Cousin présente dans les phrases qui suivent diverses fautes qu'ilest fort difficile de corriger. On pourrait supprimer sans inconvénient la phrase qui suit immédiatement : « le sens de la force agit successivement sur une force étrangère simple », à moins qu'on ne l’entende, comme nous l'avons fait, «le sens de la force moi agit immédiatement sur une force étrangère simple » ; cette supposition a l'avantage de préparer la phrase suivante ; mais c’est une simple supposition. L'expression qui vient ensuite : « la notion originelle » n'est pas claire et probablement inexacte. Nous supposons qu'elle désigne la notion de réalité, d'existence réelle. Au lieu de « mobile », il faut probablement lire « modèle ». La fin de la phrase estobseure : « qui font une partie essentielle de l'humanité ». Il faut probablement lire : « qui sont ». Il est difficile de distinguer dans le manuscrit de Maine de Biran les (s) des (f), mais cette correction n’en rend pas la signification beaucoup plus claire. Il y a probablement d’autres erreurs,

5. Nous avons conservé le manuscrit de huit pages d’une première rédaction des idées exprimées dans la suite : « Nous y lisons notamment cette phrase dont nous nous sommes inspiré pour modifier le texte de l'édition Cousin. « Ces dernières considérations où nous sommes

Première question : « Comment les intuitions donnent-elles à l’homme la première idée d’une réalité objective indépendante de ses représentations et sujet de ses représentations ? » (Essai sur le scepticisme, p. 38.)

Il résulte de nos analyses précédentes que l'intuition externe simple, l'étendue colorée par exemple (à part la résistance ou les qualités premières que le toucher actif ou le sens de l'effort peut seul y rattacher), a en elle-même une valeur objective, ou plutôt qu'elle constitue à elle seulel’objet phénoménique qui existe à son titre, comme le dit si bien Leibnitz, hors du sujet qui le perçoit. Si bien que c'est à cette intuition elle-mème que sont attribuées diverses modifications sensibles, variables, telles qu'odeurs, saveurs, sons, chaleur, froid, etc., que Dhopiude ou l'expérience répétée apprend à associer à l’inluition étendue, et qui deviennent, comme on dit, les qualités secondes de l’objet phénoménique. Ainsi l’odeur, par exemple, n’en serait pas moins une qualité de la fleur vue à distance, quand mème il n’y aurait pas plus de réalité dans la fleur ainsi représentée! que dans l’arc-en-ciel, ou dans les rayons que projette en avant la surface du miroir concave dans un point de l’espace vide, placé entre le miroir et l’œil du spectateur.

Ainsi pourrait être donné à nos facultés d’intuition externe seules ou combinées avec les sensations, tout un monde complet, ayant cette réalité phénoménique, qui est suffisante

entrés nous mettent sur la voie de résoudre ces diflicultés première et de dissiper peut-être plus complètement les doutes sceptiques (sic) dont l’ordre de filiation depuis l'origine a été si bien tracé parle philosophe qui nous a fourni le texte de ces longs développements. Nous sommes maintenant mieux en état de déterminer les points capitaux: 4o Comment les intuilions ont donné à l'homme la première idée d’une réalité objective indépendante de ses représentations et sujet (je me dis pas cause) de ses représentations ; 2° Pourquoi l'homme n'a pasd’abord le moindre doute sur la correspondance, la ressemblance de ses représentations avec les objets réels. » Dans l'édition Cousin, onlit: «Mainnant nous sommes peut-être mieux en état de suivre l’ordre de filiation des questions premières qui ont donné lieu aux doutes systématiques dont le philosophe déja cité (M. Ancillon) a tracé l'ordre de filiation avec une rare sagacité... Première question : « Les intuitions donnent-

elles à l'homme la première idée d'une réalité objective indépendante de ses représentations et cause de ses représentations ? » Nous avons adopté le texte du manuscrit, Maine de Biran dit expressément «sujet, je ne dis pas cause ».Ily a là très probablement une erreur du copiste.

4. Nous avons ajouté (p.117) : « dans la fleur ainsi HoPene » pour combler une lacune de l'édition Cousin.

aux besoins et à la destination d’un être réduit à sentir et à se mouvoir, ou à agir en conséquence des impressions reçues.

Mais l’homme a la notion ou l’idée nécessaire d’une réalité objective supérieure ou antérieure aux phénomènes et indépendante d'eux; et cette notion, loin qu’elle soit donnée pri- -mitivement par les intuitions, comme dit le philosophe cité, est déguisée, masquée par les phénomènes qui l’enveloppent.

Cette idée d'une réalité absolue, nouménique, dont les intuitions n’offrent’que les apparences ou les signes, pourrait être acquise ou présente à l’entendement, sans aucun intermédiaire d’intuition ou de sensation, et serait même d'autant plus distincte ou plus adéquate que le sens de la force (moi) s'appliquerait immédiatement à son objet, et sentirait la résistance d’une autre force de nature simple comme elle t.

Nous sommes conduits par là à la 2° question : Comment l'homme a-til la certitude complète d’une correspondance exacte? ou d’une ressemblance entre les représentations et les objets réels ?

Si l’on n’entendait parler que de la réalité phénoménique des objets, nous venons de voir qu'il n'y aurait pas seulement correspondance, mais identité absolue entre les intuitions et leurs* objets immédiats. Mais il s’agit de la réalité absolue des noumènes, donnée ou acquise par le* moyen d'une tout autre analyse que celle des phénomènes d'’intuition externe ou sensible .

Or, comment l’homme sait-il qu’il existe une correspondance exacte entre ses représentations et les objets réels, entre le monde des phénomènes et celui des noumènes? Comment peut-il même s'assurer qu'il y a quelque réalité autre que celle de ses intuitions ou sensations ? Qu'est-ce que nous appe-

1. La phrase de l'édition Cousin est inintelligible : « que le sens de la force s'appliquerait à la résistance, et sentirait immédiatementune autre force de nature simple comme elle », p. 120. Nous avons trouvé dans les pages du manuscrit qui se rapportent au même sujet une phrase analogue, dont nous nous sommes inspirés dans nos corrections : « s’il pouvait s appliquer immédiatement à son objet, ou si la force moi pouvait saisir d’autres forces non-moi (une ou plusieurs) sans l'intermédiaire d'aucun organe sensitif ».

2. « D'une correspondance ou d’une ressemblance exactes ». Nous entendons « d’une correspondance exacte », mais non d'une ressemblance exacte.

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