Ou une force particulière », Cousin
5. « Dont l'esprit et le sens », Cousin. Plus loin : « Qualités semblables ou analogues. »
6. « Et les abstraits, créations de l'esprit, purs artifices de l'esprit », Cousin.
L'abstrait, entendu dans le sens actif, a son type primitif dans le moi et se fonde uniquement sur l’acte de réflexion ; cet élément réflexif ne fait pas partie intégrante du concret objec- Uf, il n’est pas de nature homogène avec lui, ni avec aucune des qualités élémentaires qui le constituent comme objet de représentation ; on ne peut donc pas dire qu’il en soit abstrait; il faut dire plutôt que c’est lui-même qui s’est abstrait, en se mettant à part de tout ce qui tient à lui ou de ce qui en vient, ou de ce qui lui ressemble, à part enfin de tout mélange sensible ou passif.
Cela posé, considérons les notions abstraites exprimées par les mots être !, cause, force, simple, un, le même, nous ne trou verons jamais qu’elles puissent être abstraites des intuitions ou des composés sensibles, comme en faisant partie. Tout au contraire, ce qui s'entend de ces objets phénoméniques analysés jusque dans leurs dernières parties, n’est jamais conçu autrement que comme élément d’intuition, susceptible encore d’être représenté à l'imagination ou aux sens ?; et là où cesse toute représentation possible, là où il n’y a plus rien à voir, à toucher, à sentir, tout est censé anéanti : ce n’est plus que le vide, le néant.
Mais là précisément où finit toute existence sensible ou phénoménique, commence la réalité de l'être simple, force, cause, réalité nouménique, objet* de la notion ou du concept intellectuel réflexif, sous lequel le sujet pensant s’abstrait lui-même ou abstrait des intuitions quelconques des éléments d’une nature homogène à la sienne. Ici, c’est l’abstrait vivant ou actif comme la force qui a son type dans le sujet, et qui se réfléchit en quelque sorte dans l’objet où elle retrouve l’unité, la simplicité, l’indivisibilité, premiers attributs de sa nature. En attribuant à ces concepts ou notions universelles et néces saires, qui sont l'être, la cause, la substance, l’un, le même, etc: une pure valeur de catégories ou de formes inhérentes à l’entendement, Kant a autorisé la confusion si facile, et si funeste à la science des réalités, des notions et des idées générales ; ïl
4.« Les mots éfres, causes, forces, éfre simple, moi, le mème », Cousin.