De celle de notre connaissance
Certainement la métaphysique doit renoncer à jam 3 es
déterminer «a priori ce que sont en eux-mêmes les étres" objets réels ou causes de nos intuitions ; mais à partir du fa
primitif, ou de la manifestation du sujet et de l’objet immédiat de la conscience, il n'est pas impossible à la métaphysique de déterminer a posteriori ce que les objets réels doivent être en eux-mêmes, ou quelles relations, quels modes d'arrangement et de coordination doivent nécessairement exister entre les êtres simples pour que de telles intuitions puissent avoir lieu ou que tels rapports soient perçus directement entre les phénomènes ; et c’est ce problème dont nous avons tenté, sinon de résoudre, du moins de mieux éclaircir les conditions ou poser les données.
Du point où nous sommes arrivés, nous pouvons mieux juger de l'espèce d’inconséquence où Leibnitz lui-même s’est laissé entrainer sur les caractères des idées qu'il distingue sous les titres de perceptions obscures ou claires, confuses ou distinctes, inadéquates ou adéquates.
Il semble ?, dans sa théorie, qu'une perception pourrait, sans changer de nature ou de conditions organiques, prendre successivement ces divers caratères ; et c’est là même ce qui lui fait établir une sorte d'égalité de nature entre les monades dont chacune est censée représenter l'univers entier à sa manière, et avec cette différence infinie, il est vrai, que ce qui est représenté confusément dans la monade dominante * du dernier des animaux est représenté d’une manière éminemment distincte et adéquate dans l'intelligence suprème. Mais il fallait entendre que la sensation affective, par exemple, différant de l'intuition par la nature des conditions organiques des facultés sensitives ou perceptives qui s’y rapportentt, il ne saurait y avoir de transformation possible ni de passage de l’une à l’autre. Si tous nos sens externes et internes étaient conformés de manière à ne recevoir que les impressions les plus subtiles
4. QCILest certain que la métaphysique ne peut renoncer à déterminer a priori », Cousin. Le contre-sens est complet. Un peu plus loin, « a posteriori » est omis.
2. « I1 semble dans sa théorie qu'une perception pourrait, tour à tour, différente de nature ou deconditions organiques, prendre successivement », Cousin, p.129. Cette phrase est un non-sens.