‹ L'Aphonie Cérébrale: Son traitement par le « Procédé de Garel »Chapitre 18 sur 34 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Nous entendons par Aphonie « l'impossibilité où se trouve le malade de parler à haute voix tout en pouvant encore articuler les mots. Dans l’aphonie complète la voix est absolument comparable à celle d’un homme qui parle volontairement à voix basse. »

II. — Toutes les aphonies pures, étant toujours pour nous, fonction de perturbation cérébrale, nous proposons de substituer la dénomination plus précise « d'Aphonie Cérébrale » à celle ne vague « d'aphonie nerveuse. »

TITI. — L'élément psychique se retrouve à la base de toutes les aphonies soit infectueuses, soit toxiques, soit reflexes. L'émotion morale est à elle seule suffisante pour créer l’aphonie en dehors de toute tare hystérique.

IV.— Le diagnostic de l’aphonie cérébrale s'impose toujours à première vue; mais le diagnostic de simulation peut être extrêmement difficile, parce que l'examen laryngoscopique ne révèle souvent aucune

altération des tissus laryngés, aucune trace de paresie

ou de paralysie.

V. — Au point de vue du pronostic nous pouvons dire schématiquement avec M. Garel « que toute aphonie complète et à début brusque guérira rapidement, tandis que toute aphonie incomplète sera d’une guérison difficile et récidivera facilement. »

VI. — Les traitements les plus divers peuvent réussir contre l’aphonie. Mais le Procédé de Garel s'impose par sa simplicité, sa rapidité et l'importance de ses résultats. On ne devra recourir aux autres procédés que dans les cas d'échec ou d'insuffisance de ce procédé. La psychothérapie sera le traitement général par excellence.

Vu:

LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, BONDET. Vu:

LE DOYEN, Vu et permis d'imprimer : LORTET.

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