‹ L'Aphonie Cérébrale: Son traitement par le « Procédé de Garel »Chapitre 17 sur 34 · CUT · texte numérisé non relu

CUT

la tare fondamentale, devra toujours être institué paralèllement avec le traitement local.

Tous les reconstituants du système nerveux, tous les antispasmodiques, tous les calmants, dont la liste est longue, ne seront point négligés. On se souviendra de plus des bienfaits de l’hydrothérapie.

Mais, est-il besoin de le dire, dans un état pathologique, où l’élément psychique est si prépondérant, la première place ne doit-elle pas être donnée à la psychothérapie.

Il nous est impossible de nous étendre sur ce point qui serait à lui seul l’objet d’un travail important ; mais nous avons encore présents à la mémoire les résultats réellement merveilleux obtenus dans cet ordre d’idées par l’éminent docteur Dubois, privat-docent de l’Université de Berne. Durant les longs entretiens personnels dont il a bien voulu nous honorer au lit même de ses malades, en sa clinique privée de Berne, nous nous sommes rendu compte que la psychothérapie, appliquée avec une connaissance approfondie de tous les ressorts psychiques du malade était réellement le seul traitement rationnel de toutes ces psychoses dont Paphonie est une des nombreuses manifestations.

Dans l’esprit de ces malades, ordinairement si inquiets, imposer le calme intérieur par une gymnastique mentale toute logique, toute naturelle; les cuirasser contre l’'émotion provocatrice de la psychose, par une suggestion pénétrante, subtile, patiente, ennemie de tout procédé artificiel tel que l'hypnose ; substituer chez eux l’autosuggestion de la santé à l’auto-suggestion de la maladie, fortifier la volonté dans tous ses domaines, à tel point qu’elle devient impérieuse même contre l’assaut pathologique.

Telle est dans ses grandes lignes la méthode qu’avec une pénétrante sagacité, nous avons vu appliquer par le docteur Dubois.

Me Elle mérite d'autant plus notre attention qu’elle doit être au premier chef la base de tout traitement de l’aphonie nerveuse et qu’en outre, s'adressant à la volonté de l’individu pour la fortifier, elle concourt pour sa part à une œuvre de haute moralité, ARBUEN une fois de plus le vieil adage :

Mens sana in corpore sano.

EN

RE

Page 1