OBSERVATION N° XIII
Une chanteuse fort légère, vint me consulter, le 6 mars 1558, atteinte dopuis trois mois d’un enrouement obstiné, qu'aucun médecin ni aucun remède n'avait pu guérir. Jde lexaminai altentivement ; et je ne trouvai ni sur la peau, ni dans la bouche et l’arrière-bouche aucun signe de syphilis. Elle ne se rappelait pas non plus en avoir eus.
Néanmoins, quelques souvenirs mal expliqués par elle. puis la tenacité du mal me donnant des doutes, je prescrivis, par forme d'essai, le traitement général approprié, et qui est si rapidement curatif dans les aphonies de cause syphilitique. Après deux jours, elle parlait déjà
beaucoup mieux. Après cinq jours la voix était rétablie dans son timbre normal. Au bout d’un mois, elle contracta un rhume très-violent, malgré lequel sa voix resta intacte. Je dois aussi ajouter qu’elle se rappela, après coup, avoir pris, huit mois auparavant, beaucoup de pilules, pour des symptômes qu’elle ne put ou ne voulut pas préciser plus clairement.