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“ Et à l'ange dela communauté qui est à Thyatire écris : «Ainsi parle le Fils de Dieu, Qui a les yeux Comme flamme de feu, Et dont les pieds sont pareils à airain brillant. # Je connais tes œuvres, e Ton amour, Ta foi, Ton service,
entendre : &« un nom nouveau, que nul ne connait, sinon celui qui reçoit » en propre, ce nom même, écrit sur le caillou. Plus loin (rx, 12) il sera dit que le vainqueur recevra, avec le nom de Dieu, celui de la nouvelle Jérusalem et le « nom nouveau » du Christ lui-même. Au fond, c’est le même talisman, présenté ici ‘sous une autre image. Et peut-être y aurait-il subtilité à dire
(avec Caarces, I, 67) que le nom de Dieu ou du Christ, ayant un,
sens personnel pour la foi de chacun, devient ainsi le nom propre du fidèle.
« Et à l'ange de la communauté qui est à Thyatire écris ».— Cette quatrième lettre, la plus longue des sept, se trouve adressée à la moins importante des sept villes. Une grande route allait de Pergame à Thyatire, puis à Sardes, etde là, par Philadelphie, à Laodicée : ce DONCEAN être la raison de Lhrdre assigné aux sept communautés, à partir d'Ephèse (Crarces, 1,65; cf. supr., p. 78). — « Ainsi parle le Fils de Dieu. » — Seul endroit du livre où ce titre soil attribué à Jésus, peut-être parce que l'auteur a en pensée lé Psaume (11, 7) qu'il utilisera dans la conclusion de la présente lettre (1, 27). Trait emprunté à la description du Christ (1, 14-15) : les yeux de flamme et les jambes rutilantes — « Qui a les yeux comme flamme de feu ». — Avec ces yeux il pénètre les cœurs (énfr. 11, 23). — « Et dont les pieds sont pareils à l'airain brillant. » — Avec ces pieds redoutables il foulera les pécheurs (7, 27). Mérite de la communauté : — « Je connais tes œuvres », — dont le détail suit : — « ta charité » — envers le prochain (cf. 11, 4), — «ta foi », — professée loyalement, mème dans les occasions difficiles (cf. 11, 10, 13), — «ton service », — le dévouement et la générosité dans les ministères
Ta patience,
Et tes œuvres dernières
Plus grandes que les premières.
#Mais j'ai contre toi
Que tu tolères la femme Jézabel,
Soi-disant prophétesse,
de bienfaisance, — « ta patience » — parmi les difficultés et la persécution (11, 2-3), — « et Les œuvres dernières plus grandes que les premières ». — Au lieu de baisser en ferveur comme Ephèse (x, 4), Thyatire a augmenté. L'état général de la communauté serait donc satisfaisant.
Grief : — « Mais j'ai contre toi que tu tolères la femme Jézabel », :
— tu la laisses faire (ei). Ce qui permettrait de supposer que cette personne, si elle appartient au monde réel, reste encore dans la communauté, comme les Nicolaïtes de Pergame. Le nom de Jézabel paraît symbolique, comme celui même des Nicolaïtes, et il n’est pas davantage expliqué; il avait moins besoin de l’être. Les premiers lecteurs de l’Apocalypse étaient plus familiarisés que nous avec le symbolisme de l’auteur. IL se pourrait que le nom figurât un groupe hérétique ; mais dans cette hypothèse, on ne voit pas pourquoi notre prophète n'aurait pas parlé simplement de Nicolaïtes, comme dans la lettre à Pergame ; pourtant certains traits du développement (rt, 22-23) suggéreraient plutôt l’idée d’un parti, et le doute semble recommandé en ce point. Quelques témoins lisent : « ta femme », ce qui induirait à voir dans Jézabel une personne du sexe, et dans son mafi, « l'ange de la communauté », l’évêque de Thyatire, Mais, à supposer que Jézabel soit un individu, — elle pourrait n'avoir pas plus de réalité que Balaam-Nicolas et personnifier la même hérésie, — il est inconcevable que l’évêque ait mérité les éloges qui viennent d’être attribués à l’ange, et qu'on lui reproche ensuite de laisser sa femme accomplir une œuvre qui, si elle s’exerçait sur le même terrain, ne permettrait pas à celle de l'évêque de subsister. Le pronom (505) aura été ajouté méca- . niquément, sous l'influence de ceux qui précèdent dans la même phrase, à moins que le copiste n'ait vu dans l'ange de la communauté l’évèque du lieu.
« Qui se dit prophétesse ». — Au gré de l'auteur elle ne