‹ L'Apocalypse de JeanChapitre 63 sur 65 · XXIV. — EpILoGuE · texte numérisé non relu

XXIV. — EpILoGuE

Le reste du chapitre n’est qu'un épilogue où le rédacteur se répèle encore un peu, sauf dans l'avertissement solennel par lequel l'éditeur s'efforce d'assurer la conservation intégrale du livre qu'il publie. On y trouve premièrement une garantie de l’ange et du Christ (xxn1, 6-7); puis la garantie de Jean, suivie d'un petit jeu de scène entre le voyant et l’ange (xx, 8-9); un dernier avis de l’ange touchant le prochain accomplissement de la prophétie (xxit, 10-11); une dernière déclaration du Christ, avec encouragement aux croyants, menace aux pécheurs (xx11, 12-15) ; une dernière confirmation de la prophétie par Jésus (xxIt, 16-17); la menace de l'éditeur à ceux qui pratiqueraient dans le livre quelque addition ou soustraction {xxn1, 18-19); finalement le mot de la promesse et le mot de la foi (xxix, 20); la salutation aux destinataires de la prophétie (xx1r, 21). Ainsi les incohérences et les surcharges ne manquent pas dans cette conclusion; on ÿ remédierait assez mal par des transpositions. Mieux vaut s’en tenir à l'hypothèse d’additions ou de retouches rédactionnelles.

D'abord l’ange instructeur confirme la vérité de la description précédente. — « Et il me dit ». — Ce doit être l'ange qui parle, puisqu'il était en scène auparavant (xx1, 9, 10, 15), et qu'on va le retrouver aussitôt (xxn, 8); d’ailleurs les paroles qu'il dit pour commencer et le petit jeu de scène qui suit le discours (xx, 8-9) sont un doublet du tableau (x1x, 9-10) qui précède la vision du Christ vainqueur, et où tout se passe entre l'ange et le voyant. Cependant le discours conviendrait plutôt au Christ, et plus loin (à partir de xxn, 10), c’est le Christ qui parle. La question n’a peut-être pas grande importance, vu que le Christ dira : « Mon ange » (xxn1, 16) : cet ange, espèce de double du Christ, pourrait donc parler en son nom. Le flotte-

« Ces paroles sont sûres et véridiques.

Et le Seigneur, la Dieu des esprits des prophètes, À envoyé son ange Montrer à ses serviteurs Ce qui doit arriver bientôt.

ment que nous trouvons en ce point pourrait tenir à ce que la personnalité du Christ et celle de l'ange ne sont pas pour l’auteur choses aussi profondément distinctes qu'elles nous paraissent. — « Ces paroles sont sûres et véridiques ». — Ce qui précède est une description, non une prophétie, et il est assez arbitraire d’en découper un morceau (par exemple, xxI, 24-XXH, 5) pour en faire l’objet de la présente garantie. Vu le caractère général de ce qui suit, la garantie porterait plutôt sur l’ensemble de la révélation, c’est-à-dire sur le contenu du livre (ef. IV Espr. xv, 2). Même les garanties précédentes (xIx, 9 ; xxI, 5) ne visaient pas que quelques lignes de texte, mais la substance de la prophétie, qui est la mème d’un bout à l’autre du livre.

« Et le Seigneur, Dieu des esprits des prophètes ». — Singulière formule. On pourrait être tenté de voir là une adaptation du titre : « Seigneur des esprits », couramment appliqué à Dieu dans le livre d'Hénoch (xxxv11, 2 ; XXX VIN, 2, etc.), et qui présente Dieu comme le souverain des esprits célestes, originairement peut-être des grands esprits qui ont été d'abord des divinités (cf. 1, 4). Mais ce n'est pas de cet esprit qu'il s'agit ici. Notre auteur, qui a dit (xx, 10) que « le témoignage de Jésus est l'esprit de la prophétie », entend bien que Dieu est Le seigneur des esprits révélateurs par l'intermédiaire desquels se transmeltent ses communications à ses serviteurs les prophètes (1, 1 ; x, 7), et c'est pour la recommandation de son propre livre qu’il qualifie ainsi Dieu ; ou bien il a en vue, non les anges révélateurs, mais l’inspiration dans chaque prophète, l'esprit qui est dans le prophète quand il rend son oracle. Paul aussi, occasionnellement (1 Cor. x1v, 32), mentionne en ce sens « les esprits des prophètes ». — « À envoyé son ange montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt ». — Les serviteurs -sont ici les croyants en général; car l’auteur n’a pas dû employer le pluriel pour ne pas se désigner directement, comme il est

* Et voici que je viens bientôt,

Heureux qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! » désigné au commencement de son livre (cf. 1, 1). L'ange de Dieu dont parle notre texte est celui qui a été mentionné dans le titre (1, 1) comme ange du Christ (cf. xxir, 16) : que ce soit l'ange à la coupe (xvix, 1; xx1, 9), on peut l’admettre; mais la personnalité des anges n'est pas tellement déterminée, et le langage de l’auteur n’est pas tellement rigoureux, que l’on doive limiter”à cet ange ce qui est dit ici de l'ange instructeur. Si on l'entend bien, c’est l’Apocalypse entière qui est communiquée par l'ange : ce qui est dit de celui-ci ne permettrait donc pas de l'identifier absolument avec l’ange à la coupe (on a pu voir que l’auteur lui-même n'a pas pris soin d'identifier l’ange de xx1, 9, à celui de xvit, 1). L'ange dont il s’agit est celui qui a montré au prophête tout ce que celui-ci vient d'écrire; en un sens, cet ange n est aucun de ceux qui sont mentionnés spécialement dans le livre ; d'autre part, il s’identifie plus ou moins à ceux qui, au cours du livre, se présentent pour. instruire l’auteur, et parmi ces anges, l’ange à la coupe est le principal.

Le message de l'ange concerne « ce qui doit arriver bientôt », et il peut se résumer dans la formule : — « Et voici que je viens bientôt. » — Le premier « bientôt » a, pour ainsi dire, évoqué le second. La formule se détache asséz du discours pour être prise à moitié comme citation ; et pourtant elle n’est pas réellement

présentée comme telle (cf. xxir, 12). Cette formule convient au

Christ, etle contexte à l’ange : force est de dire que l’ensemble est de l’ange parlant au nom du Christ et pour signifier que tout l’objet de la révélation se résume dans la parousie prochaine. Que l’auteur pense avant tout au présent livre, c'est ce qui résulte de la suite. — « Heureux qui garde les paroles de la prophétie de ce livre! » — Les paroles du livre sont évidemment .lés mêmes qu’on vient de dire « sûres et véridiques » (xxx, 6). La même recommandation avait été faite plus amplement dès le début (1, 3). Garder les paroles n’est pas seulement les retenir, mais en faire son profit pour se comporter comme il convient. ;

Avant de prendre congé du lecteur, l'auteur se nomme

* Et c’est moi, Jean, qui ai entendu et vu cela ; Et lorsque j'eus entendu et vu, Je tombai pour me prosterner aux pieds de l’ange Qui me montrait cela.

* Et il me dit :

« Ne le fais pas!

Je suis ton compagnon de service Et (celui) de tes frères les prophètes, Et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. À Dieu ton adoration. »

(cf. DAN. xx1, 5), comme il a fait au commencement (1, 1, 4, 9). — « Et c’est moi, Jean, qui ai entendu et vu ces choses ».— Certains témoins lisent : « qui ai vu et entendu », peut-être parce que les visions précèdent en général les explications. L'auteur tient à marquer son identité en regard de toutes ces communications célestes dont il a été favorisé. Mais la vision n’est pas finie, ou plutôt l’auteur ne se décide pas à finir sans une petite scène que

couronnera une dernière instruction. — « Et lorsque j’eus entendu et vu » — tout ce qui vient d’être écrit dans le livre, et non pas seulement la dernière vision, — « je tombai pour me

prosterner aux pieds de l’ange qui me montrait ces choses », — tout ce que l’auteur a vu, ce qui doit arriver bientôt (xxx, 6 ; cf. 1v,1). Le voyant veut rendre hommage à l'être céleste qui l'a introduit dans le monde divin, et qui lui a parlé au nom de Dieu, au nom du Christ. — « Et il me dit : « Nele fais pas». — Ne m'adore pas.— « Je suis », — au regard de Dieu, — « ton compagnon de service et celui de tes frères les prophètes », — ceux dont on a dit plus haut (xrx, 10) qu'ils « ont le témoignage de Jésus ». Mais maintenant que la révélation est faite, on ajoute — «elde ceux qui gardent les paroles de cé livre ». — Il est sousentendu que tous les fidèles chrétiens les garderont, comme ils le doivent. On ne peut pas dire que le voyant se désintéresse de son œuvre ; il paraît, au contraire, disposé à ne reconnaître comme bons chrétiens que ceux qui accueilleront son livre avec foi et respect. — « À Dieu ton adoration ». — Il n’est point question d’adorer le Christ, bien que pourtant les élus soient ses prêtres (xx, 6). Cette petite scène fait doublet avec celle qui s’est rencontrée plus haut (xix, 10), et l'on peut croire que

" Et il me dit :

€ Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce lipre, Car le temps est proche. ; ‘! Qui mal fait mal fasse encore, Et que le sale se salisse encore ; Que le juste fasse justice éncore, Et que le saint se sanctifie encore.

l'une des deux a été imitée de l’autre ; mais l’ordre dans lequel les deux se présentent ne prouve pas que la première soit de source, l’autre étant rédactionnelle. C’est la dernière plutôt qui est en meilleure place, et l’auteur ne se met pas ici au-dessus des simples croyants, comme le rédacteur y a voulu mettre les prophètes dans l’autre passage.

«ÆEtil me dit ».—- On croirait que c’est encore l’ange qui parle, mais dans la suite du discours il apparaît que c’est le Christ. — « Ne scelle pas les paroles de la prophétie de ce livre ». — Echo de Daniel, avec application différente, ordre étant donné à Daniel de sceller sa prophétie, parce que, dans la perspective : artificielle de ce livre, le temps de l’accomplissement est lointain (Dan, vinr, 26 ; xIx, 4, 9 ; le cas ci-dessus, x, 4, est tout autre). Il n’en va pas de même ici. Les apocalypses juives, publiées sous des noms respectables de l’antiquité, se présentaient comme ayant été « scellées », parce qu’elles étaient censées avoir dû rester secrètes pendant longtemps ; notre prophétie se présente comme écrite en vue d’une publicité immédiate, les faits qu’elle annonce étant imminents. — « Car le temps est proche ». — Inutile de sceller un livre de prophétie dont l'objet va se réaliser tout de suite ; il est urgent de le tenir ouvert et de le lire.

Que chacun s'affirme dans le genre de conduite qu’il a choisi : sans délai le méchant va être puni, le bon récompensé. — « Qui mal fait mal fasse encore », — il n’en n’aura pas longlemps le loisir ; — «et que le sale », — celui qui est souillé de péché, — «se salisse éncore »,— pour mettre bien vite le comble à son impureté. — « Que le juste fasse justice encore », — s'applique avec ardeur à ses bonnes œuvres, — « et que le saint se sanctifie encore », — car il n'aura plus longtemps l'opportunité de mieux faire.

# Voici que je viens bientôt,

Et ma récompense avec moi,

Pour rendre à chacun selon qu'est son œuvre.

“ Je suis, moi, l'alpha et l'oméga,

Le premier et le dernier,

Le commencement et la fin.

“ Heureux ceux qui lavent leurs vêtements,

Pour que leur soit droit sur l’arbre de la vie,

Et que par les portes ils entrent dans la ville !

Pour la forme, cette réflexion plus ou moins morale paraît imitée de Daniel (x11, 10), bien que le sens ne soit pas celui du passage dont elle s'inspire. On y a voulu voir une interpolation (CnarLes, IT, 222), mais les raisons alléguées sont par trop subtiles : dire que le règne de mille ans est caractérisé par l’évangélisation des nations étrangères qui sont restées neutres dans l'affaire de la Bête-Antichrist est déjà passablement hardi ; tirer argument de là contre notre passage est plus risqué encore. Tout au plus y a-t-il lieu de soupconner que l’admonition (xx, 11) est imputable à l'éditeur de l’Apocalypse. |

« Voici que je viens bientôt, et ma récompense avec moi », — la rétribution que je donne — « pour rendre à chacun selon qu'est son œuvre ». — C'est ce qui est dit souvent de Dieu dans : l'Ancien Testament (cf. Ps. Lxnr, 13 ; Is. xL, 10 ; Lxur, 11) ; mais on l’a déjà dit ici du Christ (1x, 23) ; et dans la suite du discours (xx, 16) on va lire : « Moi Jésus ».—« Je suis l'alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin ». — Cette déclaration solennelle devient quelque peu banale par la répétition ; on l'a faite de Dieu (1, 8 ; xxr, 6), mais on l'a faite aussi du Christ (1, 17; 1, 8). Remarquer que ceci est dit pour confirmer la certitude de la parousie prochaine.

Toujours à raison de cette proximité : —« Heureux ceux qui lavent leurs vêtements »,— ceux dont on a dit (v, 14) qu'ils ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau. Ici la formule - peut sembler trop elliptique. D'autre part, la leçon commune : « heureux ceux qui font ses commandements », paraît trop facile et {ses » (airo5) manque de référence, puisqué Dieu n’est pas nommé dans le contexte. — « Pour avoir droit sur l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes », — les portes merveil-

(APOCALYPSE DE JEAN, XxI1, 15-16 393

‘ Dehors les chiens,

Les sorciers et les fornicateurs,

Les meurtriers et les idolâtres,

Et quiconque aime et commet le mensonge |!

‘ Moi Jésus, j'ai envoyé mon ange

leuses, faites chacune d’une seule, perle (xx1, 12-13, 21), — « dans la ville », — la cité de Dieu. Le sens de la conjonction (tva) et assez flottant ; l’auteur ne veut pas dire précisément que les élus se sont purifiés pour avoir droit à l'arbre de vie, mais plutôt qu’ils doivent être jugés heureux d’avoir acquis, en raison de cette purification, droit de citoyens dans la Jérusalem éternelle (cf. x1v, 13). Cet avantage et aussi l’exclusion des réprouvés, qui va venir ensuite, ont été signalés déjà en termes équivalents (xx1, 7-8, 27).

« Dehors les chiens ». — C'est le nom que les Juifs donnaient aux païens; il est facile d’en faire l’application aux sectateurs de la Bête et à tous les païens incrédules. — « Les sorciers, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et commet le mensonge ». — Tout cela ne constitue pas des catégories distinctes, mais une seule masse innombrable de pécheurs, le monde idolâtre qui adore la Bête, et les mauvais chrétiens, les nicolaïtes, qui s'associent à ce crime. En comptant pour deux, comme il convient, « celui qui aime et celui qui commet le mensonge » (cf. x1v, 15; xx, 27), on trouve sept membres dans cette énumération (il y en a huit dans xx, 8, passage avec lequel le nôtre fait doublet). Tout cela, ayant déjà été dit, peut être considéré comme de remplissage rédactionnel, et rien n’oblige à le disperser ailleurs (CHarLes, Il, 219-221, 177, met xx11, 13 avant XXII, 12, et lit ces deux versets entre xxI1, 16 et xxIN, 10 ; il met XXII, 14-15, entre XXII, 2, et XXII, 17).

« Moi Jésus ». — Ce moi, que le Christ de l'Apocalypse el : celui du quatrième évangile emploient si volontiers, appartient au style de la mystique orientale. Isis a des déclarations toutes semblables et de même ton (voir Mystères, 124, n. 2, et 145, n. 3). — « J'ai envoyé mon ange », — celui qui a montré au voyant tout ce qu’il a écrit (xx11, 8), et non le prophète luimême, à qui l'ange a été directement envoyé (cf. 1, 1), — « vous

394 APOCALYPSE DE JEAN, xxII, 16

Vous attester cela pour les communautés.

Je suis, moi, La souche et la gent de David, L'étoile brillante du matin. »

témoigner ces choses pour les communautés ». — A leur intention, plutôt qu'à leur sujet; car ce texte ne vise pas seulement la première partie du livre, qui, dans une certaine mesure, concerne l’état des Eglises. Variante plus facile : « dans les communautés » (£v, au lieu de éxi). On peut voir que l’ange et le Christ se confondent plus ou moins comme auteurs de la communication ; car, dans la première partie du livre, c’est le Christ qui a la parole. Le « vous » désigne directement les chrétiens d'Asie, symboliquement et réellement tous les fidèles, les serviteurs de Dieu (cf. 1, 1; xxx, 6). On ne peut guère songer à un groupe de prophètes ou à une école qui auraient été les premiers destinataires du livre. Le livre ignore l'existence de ce groupe étroit, et il s'adresse à quiconque le lira ou l’entendra liré (éf.:r, 3).

« Je suis la racine et la gent de David ». — La « racine » (n SiGa) est le mot d’Isaïe (x1, 1, 10), déjà cité (v, 5); « gent » (ro yévoc) l'explique, les deux mots ensemble signifiant le rejeton issu de la famille davidique. Jésus est le Christ davidique annoncé par Isaïe; mais le titre qu'il s’attribue ensuite ne vient pas de la Bible. — « L'étoile brillante, matinale ». — Plus haut (11, 28) Jésus promettait à ses fidèles l'étoile du matin; maintenant il dit être lui-même cette étoile. On a bien appliqué au Christ le mol de Balaam (Nombr. xxrv, 1) sur l'étoile de Jacob ; mais ce passage ne rend pas compte de l'identification du Christ à l'étoile du matin. Ce rapport n’est pas davantage expliqué par le passage d'Isaïe (x1v, 12) où il est dit du roi de Babylone qu'il est l'étoile du matin tombée du ciel. Il faut se rappeler (avec Bo, 48) que l'étoile du matin, Vénus, était à Babylone l'étoile d'’Ishtar et qu'elle constituait avec Sin, le dieu-lune, et Shamash, le dieusoleil, la trinité astrale préposée au gouvernement du ciel. Le Christ est dit « étoile du matin» comme il aurait pu être dit «soleil » ou « lune », ou plus simplement « lumière du monde » (IN. vaux, 12 ; 1x, 5 ; xxx, 6).

Maintenant l’auteur reprend la parole, — « Et l'Esprit », —

de

“ Et l'Esprit et la Fiancée disent :

« Viens ! »

Et que celui qui entend dise :

2 « Viens ! »

Et que celui qui est altéré vienne:

Qui veut prenne eau de vie pour rien !

l'esprit de la prophétie, qui est dans les prophètes chrétiens et spécialement dans le nôtre, — « et la Fiancée ». — La fiancée du Christ. On ne dit point l’épouse, el ce ne doit pas être la Jérusalem nouvelle, qui n’existe pas encore sur la terre pour s'associer au vœu du prophète, mais l'Eglise chrétienne, ce qu'on appellerait aujourd’hui l'Eglise militante, et à proprement parler l'Eglise qui entre dans la dernière persécution. L'auteur, ou plutôt l'éditeur du livre, applique ici à l'Eglise le nom qui était

précédemment attribué à la Jérusalem céleste; et ce changement

de sens vaut d’être noté. — « Disent » — au Christ, dans ieur prière ardente : — « Viens ». — Sans doute a-t-on ici un écho de la prière chrétienne primitive, du cri mystique Maranatha, « Seigneur, viens ! » — « Et que celui qui entend », — le simple auditeur dans les réunions chrétiennes, le fidèle pris à part, — « dise »,— à son tour et comme réplique à ce qu’il entend : —

« Viens ! »— Le sentiment qui inspire cette finale est bien celui

qui domine tout le livre. — « Et que qui a soif vienne ; qui

veut » — en avoir — « prenne de l’eau de vie pour rien ». — C'est la promesse que Dieu a déjà faite aux élus (xxt, 6); cette

promesse revient icien forme plus pressante, et comme si le désir ardent du chrétien suffisait pour la réaliser. Mais on dirait aussi que « l’eau de la vie » a changé de sens et s'entend maintenant, au sens de l’évangile johannique, du don actuel, du salut présent, de l'union spirituelle par laquelle est garantie l’immortalité. Très hardie est l'interprétation moyennant laquelle, une transposition aidant, l'on fait (CarLes, II, 178, qui loge ce passage avant xx, 4-15) de cet appel au Christ une sollicitation adressée aux Gentils, pendant le règne de mille ans, par l'Eglise des bienheureux qui les voudrait convertir. Il paraît assez clair

que l'éditeur du livre parle à ses contemporains, soit chrétiens

soit païens de bonne volonté.

‘8 J'atteste, moi, ù À quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre : Si quelqu'un y fait addition, Dieu lui adjoindra - Les fléaux qui sont écrits dans ce livre ; ‘Et si quelqu'un fait retranchement Aux paroles de ce livre de prophétie, Dieu (lui) retranchera sa part A l'arbre de la vie et à la ville sainte Qui sont décrits en ce livre.

Ce qui vient ensuite est une façon de post-seriplum, une précaution prise contre les altérations qu’on pourrait être tenté de faire subir au livre. — « J’atteste à quiconque entend » — lire. dans l'assemblée, ou bien à qui lit lui-même ou transerit — «les paroles de la prophétie » —consignée dans — « ce livre », — que — « si quelqu'un y fait addition », — se permet de l’interpoler, sous prétexte de la compléter, — « Dieu lui adjoindra », — jeu de mots difficile à traduire (èv 1; éniôn ém'adra, émtÜnoer d Üe6c ér'adrév), — «les fléaux qui sont écrits en ce livre ». — Rien n'oblige à admettre que ce soient seulement les sept fléaux des sept coupes (xv, 6-xvr, 21). — « Et si quelqu'un », — par négligence ou délibérément, en manière de prétendue correction, — « retranche » — quoi que ce soit — « aux paroles du livre » — qui contient — « cette prophétie, Dieu » — lui-— « retranchera » — même jeu de mots (dv ri doékn dr roy A0YwY..., doehet 6 Üeds T6 é00z a0tog grd roù EUXoU xTh.),— «sa partà l’arbrede la vie »,—nourriture des élus, — « et à la ville sainte », — où sera leur demeure, — € qui sont » — l'un et l’autre — « décrits en ce livre D, — comme on vient de les lire (xx1, 10-xx1r, 9). C'est-à-dire que celui-là, coupable sans doute, par ce fait, d’un péché mortel, sera exclu de toute participation aux biens éternels. Déjà le Deutéronome (1v, 2) défendait de rien ajouter ni retrancher à son contenu de préceptes divins. Une clause analogue, formulée avec moins d'énergie, se lit à la fin du livre d'Hénoch (cIV, 9-13). Notre auteur réclame pour son texte tout entier, et non seulement pour les recommandations morales qui y sont faites, le respect que les Juifs, selon Josèphe (Ant. XX, 11, 2),avaient pour leurs Ecritures sacrées ; mais les bénédictions et les malédictions qu’il

” Celui qui atteste cela dit :

« Oui, je viens bientôt.

— Amen.

Viens, Seigneur Jésus ! »

joint à sa requêle sont conçues d’après un type coutumier aux anciens pour garantir le respect des monuments, des conventions, des inscriptions commémoratives. De telles clauses se rencontrent ailleurs dans la littérature religieuse, juive et chrétienne (voir citations dans CHaRLes, If, 223).

L’impression que donne.ce passage est assez médiocre ; ce n'est pas motif pour y voir (avec CHARLES, II, 222, qui retient seulement xx1x, 18 a, la formule d'introduction, en la rattachant, — bien artificiellement, — à xx11, 6-7) une interpolation. Toutefois, comme l’auteur de ce passage commente à sa façon certains traits du livre en faisant des jeux de mots sur son contenu, il n’est pas vraisemblable que ce soit l'auteur principal; c’est plutôt l'éditeur, qui veut prendre des précautions contre des altérations possibles, n'étant plus dominé, comme l’auteur luimême, par l’idée de la fin tout à fait imminente. On a remarqué (WELLHAUSEN, 34) que l’auteur aurait été bien hardi de tenir un pareil langage, vu que ses malédictions atteindraient la méthode qu’il avait pratiquée lui-même à l'égard de ses devanciers. L’argument toutefois ne suffirait pas à prouver le caractère secondaire de notre passage; car l’auteur aurait pu priser assez haut son œuvre, et comme voyant et comme écrivain, pour ne pas saisir l’analogie de sa propre méthode avec les procédés contre lesquels il voulait la garantir. |

Un dernier mot rappelle encore l’objet du livre. — « Celui qui atteste ces choses », — c’est-à-dire le Christ, qui les a signifiées par son ange au prophète (x, 1), — « dit : « Oui, je viens bientôt ». — A quoi l’auteur, interprétant comme dans tout le livre le-sentiment de la communauté chrétienne, répond — « Amen. » — Ainsi soit, ainsi le croyons-nous sur la parole (cf. x, 9), à nous dite. — « Viens, Seigneur Jésus ! » — C’est le Maranatha de Paul (1 Cor. xvi, 22)et de la Didaché (x, 6).

Le salut final, usité dans les lettres, est en rapport avec la forme épistolaire que l’Apocalypse affecte en son commence-

* La grâce du Seigneur Jésus soit avec les saints. \

ment, mais il a un caractère aussi général que la destination du livre. — « La grâce du Seigneur Jésus », — le don de son salut — «soitavec tous ».— Certains témoins lisent : «avec les saints », ou bien : «avec tous les saints », ou bien : « avec vous tous » (cf. HéBr. x, 25). La lecon la plus longue paraît combiner «avec tous » et « avec les saints », et il est permis d’hésiter entre ces ‘deux leçons plus simples. Certains témoins ajoutent encore : « Arnen ».

Abaddon, 136.

Abîme, prison des mauvais esprits, 181; — du Dragon pendant mille

. ans, 347. — L'ange de l'abîme (Abaddon), 186. — De là vient la Bête, 210, 306.

Absinthe (étoile), 177.

Agneau. L’Agneau-Christ et le livre des sept sceaux, 133-155. — L’Agneau sur le trône de Dieu, 133-134, 164, 165, 168, 383, 396. — Le sang de l’Agneau, 138, 167, 239. — Les élus et l’Agneau, 263-264. — Les anges et l’Agneau, 269. — Le cantique de l’Agneau, 281-282. — [’Agneau vainqueur de la Bête et des dix rois, 312. — Les noces de l’Apaca 332, 334. — La femme de "Agneau, 333. — Le livre de vie de l'Agneau, 252, 382. — Les douze apôtres de l’Agneau, 375. — L’Agneau temple et flambeau de la nouvelle Jérusalem, 380-381.

Aigle. Un des quatre Vivants, 195, 1479. — L’'aigle qui annonce les trois « malheur ! », 170-180. — Les ailes du grand Aigle données à la Femme, 241-242.

Albert le Grand, 8.

Alcasar, 9.

Alcuin, 8.

Alford, 10.

Alleluia, 328, 329, 330, 332.

Allo, 10.

Alpha et oméga. Dieu, 73, 368-369 ; Christ, 392.

Ambroise Anspert, 8.

- Amen, 72, 73, 141, 165, 166, 330, 397.

Nom du Christ, 116.

, Ames des martyrs, 150, 352.

André de Césarée, 5.

Anges. Innombrables dans les cieux, 139. — L'ange qui révèle à Jean, au nom du Christ, ce qui doit arriver bientôt, 62, 130, 387-389, 393-394. — Les anges des sept communautés, 8-87, 92, 95, 100, 108, III, 116. — Les quatre anges des vents, 156- 159. — L'ange du sceau divin, 157- 158; — Les sept anges assistants el

les sept trompeltes, 170, 174-198, 180, 187, 199, 218. — L'ange qui donne l’encens aux prières des saints, 191-193. — L’aigle (ange?) qui annonce les trois « malheur ! », 179- 180.— L'étoile (ange ?) qui ouvre le puits de l’abîime, 180-181. — Les quatre anges liés sur l’Euphrate, 187-189. — L'ange au petit livre, 194-196, 198-202, — Les anges de Michaël et les anges du Dragon, 235-237. — L’ange annonciateur de l’'évangile éternel, 265-266. — Celui qui annonce la chute de Babylone, 267. — Celui qui annonce le châtiment des adorateurs de la Bête, 268. — Anges seront témoins du supplice des damnés, 269. — L’ange (?) moissonneur et celui qui sort du temple pour lui donner ordre de moissonner, 292-275. — L’ange vendangeur et l’ange du feu, qui lui donné ordre de vendanger, 275- 276.— Les sept anges des sept coupes, 278, 283-290, 295. — L'ange des eaux, 287. — L’autel (ange ?), 288.

— L'ange qui montre au voyant le jugement de la Prostituée, 300-30r.

— L'ange qui de nouveau annonce la chute de Babylone, 316. — Celui qui figure cette chute en jetant une -grosse pierre dans la mer, 325. — L'ange qui du soleil invite les oiseaux à venir dévorer les alliés de la Bête exterminés par le Christ, 343. — L'ange qui a la clef de l'abîime et qui enferme le Dragon dans l’abime pour mille ans, 347- 350. — L'ange qui montre au voyant la Jérusalem nouvelle, 371, 376-357, 383, 387. — Les douze anges qui sont sur les douze portes de cette Jérusalem, 374. — L’ange révélateur refuse l’adoration de Jean, 334-335, 390-391.

Anselme de Laon, 8.

Antichrist. Voir Bête.

Antipas (martyr), 96.

Apocalypse. Le sens du mot, 61. —

e livre de l’Apocalypse dans la

-tradition chrétienne, 5-10. — Le travail critique sur l'Apocalypse, 10-21. — Plan et contenu de l’Apocalypse, 21-37. — Les antécédents de l’Apocalypse,3:-44.— Son caractère, 45. — Sa date, 45-46. — Son lieu d’origine, 46-47. — L’auteur et l’éditeur de l'Apocalypse, 45-50. — Son esprit et sa signitication pour l'historien du christianisme primitif, 50-54. — Forme littéraire, style et langage de l’Apocalypse, 54-58.

Critique du texte, 58-59.

Apollyon, 186.

Apôtres, 324. — Les douze apôtres de l’Agneau, 375. — Les faux apôtres, 88.

Apringius de Béja, 8.

Arbre de vie, 92, 383-385, 392, 306.

Aréthas de Césarée, 8.

Astres (les sept) dans la main du Christ, 23, 67-68, 81, 84-85, 87, 108.

Autel du ciel. Les âmes des martyrs sont dessous, 150. — On y offre avec parfums les prières des saints, 171-193. — Voix sortant de l’autel, 187. — Ange sort de l’autel, 275.

— L’autel parle, 288.

Babylone (Rome),31.-— Ruine annoncée, 265-268 ; — summairement décrite, 296-297. — La grande Prostituée, 300-315. — Description complète de la ruine, 315-327.

Barhebraeus, 6.

Bauer (W.), 16.

Baur, 12.

Béatitudes (sept), 22, 63-64, 251-272, 293, 334, 304, 389, 392.

Beatus de Libana, 7, 8.

Bède, 7, 8.

Benary, 11.

Bengel, 9.

Bête, Opinions anciennes sur la Bête : Néron ressuscité, 5 ; l'Islam, 8 ; Frédéric IL, 9; Boniface VIII, 9 ; la papauté romaine, 9, 10. — C’est l'empire de Rome et Néron revenu, 31. — La Bête et les deux témoins, 210-211.— Description de la Bête, agent du Dragon, 245-249. — Elle règne trois ans et demi, blasphémant Dieu, persécutant les sainis et se faisant adorér, 249-252.

— La seconde Bête, qui fait adorer, sous peine de mort, la première et son image, 253-257. — La marque de la Bête el son chiffre, 257- 260. — Malédiction contre les adorateurs de la Bête et de son image, 268-270. — Le trône de la Bête, 245, 289. — Elle produit de sa bouche un des esprits-grenouilles, 291. — La Bête rouge qui porte la Prostituée, 302-303. — [Les sept

têtes de la Bête, 245-246, 303, 306- 310. — La tête frappée à mort et qui revient à la vie, 245-252, 309- 310, 314-315. — Les dix cornes de la Bête, 245-246. 311-312, 314-315. — La seconde Bête (voir Pseudopronee — La fin des deux Bêtes, 4, 344-345, 347.

Beyschlag, 11, 16.

Bleek, 11, 12.

Bossuet, 9.

Bousset, 18-19.

Bovon, 16.

Briggs, 15.

Bruno d’Asti, 8

Bruston, 14.

Byssus (linon). Explication symbolique, 333.

Caillou blanc (du vainqueur), 9.

Caius, 6.

Calmes, 16.

Candélabres d’or (les sept), 23, 78-79, 84-85, 87, 90.

Canon de Muratori, 6.

Cassiodore, 8.

Cent quarante-quatre mille (chiffre des élus), 28, 160-164, 261-265.

Charles, 19-20, 56, 57.

Chauffard, 10.

Chevaux (les quatre) de la vision des sept sceaux, 27, 143-149. — Les chevaux-hommes du second « malheur ! », 29, 190-192. — Le cheval blanc du Christ vainqueur, 336- 337. — Les chevaux blanes de son armée, 340.

Ciel. Description de la cour céleste, 127-198. — Disparition finale du ciel astral, 153-154. — Le ciel nouveau, 363.

Cithares des vingt-quatre Vieillards, 134 ; — des élus, 261-280.

Clefs. Le clefs de la mort et de l’enfer, 83. — La clef de David, 111. — La clef du puits de l’abime, 181.

— La clef de l’abîme, 347.

Corrodi, 10.

Corssen, 259.

Couchoud, 21.

Coupes (les sept) de la colère, 32-33, 277-270, 283-298. — Rapport des sept coupes et des sept trompettes, 32, 298-700. :

Couronne de vie, 94, 115. — Les couronnes d’or des Vieillards, 123, 128.

— La couronne du cavalier au cheval blanc, 144. — Les couronnes des sauterelles-centaures, 115. — La couronne étoilée de la Femme, 224-225. — La couronne d’or de l’ange moissonneur, 272.

Dan (tribu) et l’Antichrist, 161-169, Denys d'Alexandrie, 6.

Denys le Chartreux, 8.

De Wette, 11.

Diable, Voir Dragon et Satan,

Dieterich, 81.

Dieu. Sa triple désignation (Qui est, fut, vient), 67, 74, 127, 219, 287, — « Maître de tout », 74, 127, 919, 282, 288, 299, 332, 341, 381. — Description de Dieu et de son trône,

122-193. — « Celui qui siège au trône », 127, 129, 136, 140, 154, 165, 168, 330, 365. — Juge de tous les morts, 358-360. — Temple et lu-

mière de la nouvelle Jérusalem, 380-381 .— Garant de l’Apocalypse, 367-368.

Dœlger, 155.

Dragon (le grand) roux à sept têtes,

30, 227-229. — Diable et Satan, 236-237, 348-349. — Vaincu dans le ciel par*Michaël, 234-237. — Pour-

suit sur la terre la Femme et sa descendance, 240-244. — Donne son trône à la Bête, 247. — Est adoré avec elle, 249. — DProduit de sa bouche un des esprits-grenouilles, 291. -- Est emprisonné dans l’abime pendant le règne de mille ans, 3%, 346-350. — Finalement vaincu et précipité dans le lac de feu et soufre, 35, 355-357.

Düsterdieck, 16.

Eau de la vie, 369, 395. — Le fleuve d’eau de vie, 383,

Eglises (les sept), 23, 65-66, 78, 84.

Eichhorn, 10.

Elliot, ro.

Enfer. Voir Mort.

Epée affilée, dans la bouche du Christ, 81, 95, 98, 341, 345.

Ephèse (lettre à la communauté), 24, 78, 87-92.

Erbes, 15. s

Esprit. L'esprit de la prophétie, 77,

"01,194; 98, 108, II, II6, 190, 101, 291, 301, 335-336, 372, 388, 395. — Les sept esprits de Dieu, 23, 66- 69, 108, 124, 134-135. — L’esprit de vie qui ressuscite les deux témoins, 214. — Les trois espritsgrenouilles sortis de la bouche du Dragon, de la Bête et du Pseudoprophète, 291-292.

Etoile du matin. Don du Christ au vainqueur, 107, — Le Christ luimême, 394.

Euphrate, 188, 290.

Eusèbe de!’ Césarée, 6.

Ewald, 11, 12,

Femme céleste (vision de la), 30-31, 222-297, 229-237, a41-244. 2: La femme assise sur la Bête; voir Ba-

A. Loisy. — L'Apocalypse de Jean

bylone. — La femme de l’Agneau, voir Agneau.

Feuet soufre (lac de) où sont jetés les damnés, 269, 345, 357, 361-369, 95e Fiancée (de l’Agneau), 372, 395. Voir Agneau et Jérusalem,

Gog et Magog, 10, 34, 35, 38, 355-336.

Grotius, 9, 12.

Gunkel, 18.

Hammond, 9.

Harmagédon, 294.

Harnack, 13,16.

Haussleiter, 7.

Hausrath, 11.

Haymon d'Halberstadt, 8.

Heitmüller, 16.

Hengstenbere, 10.

Hermas (le Pasteur), 64, 69.

Herrenschneider, 10,

Hilgenfeld, 11, 16.

Hippolyte, 6.

Holtzmann (H. J.), 16.

Homme. Un des quatre Vivants, 195, 146. —Christpareil à fils d'homme, 79. — De même l'ange (?) moissonneur, 272-273.

Hugues de Saint-Cher, 8.

Huntingford, 10.

Irénée, 6, 9.

Jean, auteur de l’Apocalypse, 47-48, 62-64, 65, 95-75, 390. — Garant de ce ce qu'il a vu, 63, 390.

Jérusalem. Son sort et la prédication des deux témoins, 203-207. — La Jérusalem nouvelle, 35-36, 115-116, 362-387. — Origine de l’idée, 364- 365. — Tente de Dieu chez les hommes, 366. — Femme ou fiancée de l'Agneau, 3732. — Son métrage et sa forme, 376-3758. — Les douze sortes de pierres précieuses em-

‘ ployées dans ses fondations, 378- Ego? — Dieu et l’Agneau y sont temple et lumière, 380-38r.

Jésus-Christ. Ses titres, 69-71, 82-83, 87, 92-93, 95, 100, 108, I11-112, 116- 117, 134 (voir Agneau), 337, 339 (Logos), 342 (roi des rois et Seigneur de seigneurs), 394.— « Celui qui monte le cheval », 344-345. — L'œuvre du Christ, 91-792. — Description du Christ révélateur, 79- 82. — Description du Christ vainqueur, cavalier au cheval blane, 336-342. — Rappel du crucifiement à Jérusalem, 212. — Christ garant de l’Apocalyse, 393-394.

Jézabel, 25, 101-104. +

Joachim de Floris, 8.

Josèphe, 210.

Jour dominical, 95. — Le grand jour

de la colère divine, 155, ou le grand jour de Dieu, 292.

Jülicher, 16.

Jugement dernier, 35, 220-207, 357-362.

Juifs, 93,113.

Justin, 6, 67.

Keim, 12.

Krenkel, 11, 12.

Labadie, 10.

Laodicée (lettre à la communauté),25, 78,116-120.

Le Clerc (J.), 9.

Lettres (les sept) aux sept communautés, 22-25, 86-120. Lion. Un des quatre Vivants, 125, 146. — Christ lion de Juda, 132.

Livres. Le livre.aux sept sceaux, 25- 27, 198-136, — Le petit livre ouvert, 29, 193-195,200-203. — Les livres du jugement, 35,359-360. — Le livre de vie, 35, 111, 262, 307, 359-360, 36a,

° 382. — Le livre de la présente prophétie, 75-58, 389, 390, 391. — Menace de damnation à qui se permettrait de l’altérer, 396.

Lücke, 11, 12.

Luther, 0.

«Malheur !» (les trois), 29, 199-193, 217-218.

Manchot, 1r.

Manne, 98-99.

Mariana, 0.

Marquardit, 65.

Martin (F.), 255.

Mède, 9.

Méliton, 6.

Ménégoz, 14.

Mer. La mer de cristal qui est au ciel, 124, 279,. 280. — La mer d’où vient la Bête, 244-245. — La mer rend les morts pour le jugement, 360. — Elle disparaît avec la terre et n’est pas renouvelée, 363-364.

Michaël et ses anges, 31, 234-235.

pe ans (le règne de), 7, 33-34; 349-

Moïse. Un des deux témoins (?), 208de — Le cantique de Moise, 28r-

Mort. Associée à l’enfer, 83, 361; — ainsi personnifiée, 148 ; 361. — La première et la seconde mort, 94-95, 354, 362, 371. — Pas de mort dans la nouvelle Jérusalem, 363.

Newton, 9

Nicolaïtes, 24-25, 88-89, 90-97, 97-98, 101-106, 109, 113-114.

Nicolas de Lyra, 0.

Nom nouveau et Secret du chrétien, 99-100 ; — du Christ, 116,337-338. — Les noms de blasphème sur les

têtes de la Bête, 246, 303. — Marque et nom de la Bête, chiffre du nom, 258-260.— Le nom écrit sur le manteau et sur ia cuisse du Christ vainqueur, 342. — Noms des tribus d'Israël écrits sur les douze

ortes de la Jérusalem nouvelle, 74; — noms des douze apôtres sur ses douze pierres de fondation. .— Nom de Dieu sur le front des élus, 115 (avec le nom nouveau du Christ et celui de la nouvelle Jérusalem), 159-160, 261 (nom de l’Agneau et nom de Dieu). — Noms des élus inscrits au livre de vie, 101, 252, 307, 362.

Olivi, 8.

Origène, 6.

Parole de Dieu et témoignage du Christ, 63, 95, 113, 150, 239, 352. — Le Christ anom « Parole de Dieu», 339-340.

Patmos, 23, 95-77.

Pergame (lettre à la communauté), 25, 78, 99, 100.

Pfleiderer, 14.

Philadelphie (lettre à la communauté),-25, 58, 115-116. g

Prières des saints, 136-135, 192-173.

Primasius, 9,8

Prophètes et prophétie, 60-63, ‘120- 121, 199, 207, 220, 288, 324, 327, 336, 390. — Voir Esprit.

Pseudoprephète (seconde Bête). Identifié à Simon le Magicien, 8, — au sacerdoce impérial, 31. — Description de la seconde Bête et de son rôle auprès de la première, 253- 258. — Le Pseudoprophète produit de sa bouche un des trois espritsgrenouilles, 291. — Pris finalement avec la Bête et jeté vivant dans le lac de feu, 345, 359.

Rauch, 15.

Récapitulation (théorie de la), 5.

Reinach (S.), 147.

Reitzenstein, 66.

Renan, 11, 12, 55, 75.

Résurrection (première et seconde), 353-354, 360-361.

Reuss, 11,16. :

Ribeira, 9.

Richard de Saint-Victor, 8.

Robes blanches des élus,110, 151-152, 164, 166-163.

Rougemont (F. de), 10.

Rupert de Deutz, 8.

Sabatier (A.), 14, 16.

Sardes (lettre à la communauté), 25, 98, 108, I11.

Satan, 93, 94, 95, 96, 105, 113, 236-239,

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