CCLXII ; INTRODUCTION
Av. (texte qu'on lit dans les commentaires d'André, et dont cet exégète, de l'avis de Soden, serait lui-même l’auteur.) En plus des commentaires, la famille Ὁ contient un certain nombre de purs manuscrits, tous postérieurs au temps d'André. P (α8 — 025) ferait partie du nombre, à moins qu’il ne faille le rattachér, avec Soden, à la recension d'Hésychius; Bousset en rapproche encore l’arménien, l'éthiopien et Tyconius, et fait remonter cette série aux travaux de l’école origéniste de Césarée. Dans l’ensemble, la classe se rapproche plus de H que de K, mais elle offre un bien plus grand nombre de lectures particulières que les deux autres, des corrections, des gloses, souvent provenant du texte même d'André en son commentaire. Une partie des textes d'Æcumenius s’y rattache aussi.
En dernier lieu viennent les textes « occidentaux », δ. Cyprien, le palimpseste de Fleury (ἢ ou 9), Primasius, qui représentent la version africaine (af!) le Gigas holmensis (9), et le sessorianus (m), européens La syriaque Gwyn, la sahidique, les citations d’'Æippolyte ÿ seraient apparentées. Bousset note des rapports entre Prim. et le Sinaiticus. Ce groupe a certainement de la valeur.
Sans entrer dans le détail et la discussion des opinions critiques, nous nous contenterons de relever les points sur lesquels il y a unanimité suffisante pour qu'on s’y repose sûrement. Ὁ
Quoi qu'il en soit de la préservation d’un type neutre, qui paraît désormais peu probable, il est certains témoins (en dehors des citations anciennes), qui ont une autorité toute particulière. C'est
L'Alexandrinus (À — δὶ — 02), le fameux oncial du British Museum, Royal library, 1, D V-VIII, édité par Thompson, en 1879. Malgré sa célébrité, il offre trop de traces de réflexion ou de fantaisie, voire de distraction, pour qu’on puisse tenir son auteur pour un scribe irréprochable. Très proche de lui est
l'Ephraemi rescriptus (C — 5 — 04), oncial de Paris, Bibliothèque nationale, 9, malheureusement incomplet. — Le Sinaïticus, avec ses fautes et ses altérations, ainsi que les autres manuscrits H, offrent un texte beaucoup moins sûr. Mais, d’après Bousset,
la Vulgate hiéronymienne, qui est l’äala corrigée, surtout avec ses deux
précieux mss, l’Amiatinus et le Fuldensis, se rattachcrait aussi au
type égyptien, et aurait une très haute valeur. Ensuite vient le min. 95 (Apt! — 2040), du xr° siècle, à Londres, Brit. Mus. Curzon, 82, 17. Il appartient au type Κα, mais aurait une autorité, pour bien des cas, presque égale aux précédentes, si l’on en écarte de visibles corrections (ainsi προσχυνέω toujours suivi du datif). Ce dernier codex est apparenté à À (Westle), ainsi que les mss. 36 (Av30 — 2019), à Vienne, K.K. Bibl. Suppl. gr. 93; et 68 (Αν"! — 2032), Rome, Bibl. Vaticane, gr. 1904, et 38 (α 518. 2020), Rome, Bibl. Vat. gr. 579, apparenté à A et à C. Divers manuscrits de la classe André méritent donc de la considération. On peut y joindre 1 (Av? — 17), qui contient d'anciens éléments excellents (Soden); 7 (x198 — 104); 12 (a«t578 — 181), 14 (3505 = 69); 130 (xt15 — 1854);
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152 (Av!0 — 2059); 170 (Av! — 2074); le ms. d'Œcuménius 01!-6-314; du type K, les mss. Q (B?), αἰὖ79.. 31 --- 2016, at1? —— 93 — 1955, etc.
Bousset propose les règles de critique suivantes :
Les meilleurs témoins sont À, (ἃ, vulg., 95.
Mais si P et le texte d'André s'accordent avec Q (B?), comme 115 sont d'origine très différente, ils méritent d'être préférés à N-A-C-vulg., surtout si leur leçon est appuyée par Origène, Hippolyte et Primasius.
En cas de désaccord d'A, C, x, la leçon peut se déterminer par des témoins secondaires : ἼΩΝ Ù
la concordance de A-C-vulg. avec Q a un grand poids; ensuite vient, comme autorité, la concordance d’K avec Ὁ); celle de A-C avec André l'emporte sur celle d’-André.
Quand À, C, 8, 95, Vulg. et Primasius sont d'accord, la leçon est presque certaine.
Pour établir notre texte grec, nous suivrons à peu près ces règles, sans jamais oublier le principe qu’une faute d'espèce rare, qui se retrouve dans plusieurs bons manuscrits, a toute chance d’être authentique. Le nouveau texte critique de von Soden ne nous paraît pas tenir suflisamment compte de cette règle; nous avons donc préféré suivre en gros Westcott-Hort (et, occasionnellement, Tischendorf, Nestle, Bousset, Soden).
Les proportions de ce volume, où l’Introduction ἃ déjà dû prendre tant de place, n'étant pas extensibles à l'infini, nous avons réduit l'appareil de critique textuelle à l'essentiel; pour le compléter, on n'aura qu’à se reporter à celui de Soden. Nous n'avons pas noté les graphies qui sont des fautes courantes parmi les scribes, telles que les itacismes, ni, du moins en détail, ce qui aun caractère d'erreur évidente, comme les nombreuses haplographies de x, ni les additions qui proviennent du commentaire d'André. En règle générale, il ἃ fallu nous contenter de noter et de discuter les variantes qui ont quelque importance au point de vue du sens, ou servent à mieux comprendre le degré de culture de l’auteur, sa grammaire, et les conditions où l’Apocalypse fut écrite.
Dans notre traduction, nous avons cherché à suivre d’aussi près que possible le mouvement de la phrase johannique; pour peu que le français S'y prête, nous avons reproduit jusqu aux anacoluthes, quitte à paraître servile et presque barbare: ce n’est pas une œuvre d’art que nous entendions faire. Quand un vulgarisme français correspond à peu près à l’irrégularité du grec, nous nous sommes cru permis d’en user, comptant sur l’indulgence du lecteur pour notre scrupule d’exactitude. Il est toutefois des fautes qui auraient paru trop choquantes dans notre langue, comme les pléonasmes de pronoms ou d’adverbes de lieu après le conjonctif; il suffisait de noter ceux-là dans l’apparatus. Nous aurions voulu trouver autant de synonymes français que de synonymes grecs, et des correspondants respectifs invariables à des mots comme γίνομαι, ἐξουσία, δύναμις, ἐνώπιον, etc. Nous n'avons pu y arriver d’une manière
mais 'appareil suppléera à ce dr ue verset les mots RE qui donnent lieu ? à une aduc e la ἜΡΟΝ prenne son vrai sens, Ou oi d'un He ΠΝ Δ, ἀν]; | Pour la désignation des manuscrits, nous nous sommes servis de la triple ation Tischendorf-Soden-Grégory, à moins qu il ne s'agisse d'un témoin
rop connu. Celle de Soden, rappelons-le, a l'avantage de faire connaître l’âge Ἢ HS son contenu total, et, quand c'est un commentaire, son origine.
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