‹ L'ApocalypseChapitre 111 sur 239 · V. AUTRES VERSIONS Mentionnons encore · texte numérisé non relu

V. AUTRES VERSIONS Mentionnons encore

eth. — La version éthiopienne, édit. romaine de 1548, Platt 1826-1830 (1874). Comme la précédente, elle se rattacherait au texte grec d'André.

ar. — Versions arabes, dont le texte est très divers, avec influences du copte et du syriaque.

Il existe encore des versions slapone, dont le plus ancien manuscrit est du xin° siècle; francaises (anglo-normandes) et anglaises, du xu° aw xrv° siècle, jusqu'à celle de Wicleff, traduite du français.

Les problèmes que soulève le texte de l’Apocalypse sont assez compliqués. La langue, nous l'avons vu, est, chez la plupart des témoins de marque, la plus incorrecte qui soit dans le Nouveau Testament, et dans tout écrit proprement « littéraire » composé en grec. Mettre l’ensemble de ces incorrections sur le dos des scribes ne serait qu'un mauvais expédient; car pourquoi les autres livres, copiés de la même main dans le même manuscrit, auraient-ils été beaucoup moins maltraités ? De là est résulté d’abord qu’on l’a corrigée plus que tout autre ouvrage, et que le très grand nombre des témoins, on peut le dire presque à priori, ne nous offrent qu'un texte amendé; ensuite, que les versions sont moins utiles qu'à l'ordinaire pour faire découvrir les leçons originales, attendu que leurs auteurs ne pouvaient certainement se préoccuper de créer un latin ou un syriaque fautif pour rendre équivalemment les irrégularités du grec.

Les critiques reconnaissent que les manuscrits peuvent se classer en trois ou quatre familles, qui, en gros, se correspondent chez tous, malgré les divergences qui naissent quand 1] faut déterminer leurs limites exactes, leur origine, et leur valeur relative. Une des difficultés principales provient de ce que deux des recensions-types, la Kow et celle d'André, ont réagi l’une sur l’autre dans des proportions très variables.

Westcott-Hort ont considéré l’Alexandrinus Α (δ᾽ — 02) comme un texte de type neutre, relativement parfait. Bernhard Weiss met aussi ce codex au-dessus de tous les autres, et estime que le groupe « (3? --- 04), Α et C (3% — 04) n'offre pas trace d’une revision intentionnelle du texte primitif. Mais Bousset, et la généralité des critiques actuels, jugent qu'il n'y ἃ pas de « texte neutre » parvenu jusquà nous. Von Soden croit le texte ancien le plus pur qu’on puisse atteindre (son I-H-K) représenté par les citations les plus antiques, celles d'Origène, de Tertullien, d’'Hippolyte dans le Comment. de Daniel, ainsi que par les vieilles versions latines et la syriaque Gwyn, et il a cherché à le reconstruire, mais sans avoir toujours abouti, nous semble-t-il, à un résultat qui s'impose.

Les familles sont les suivantes ; nous les désignons par les sigles de Soden.

H. (recension d'Hésychius, Εἰδν ρίὰ IvV° oui N, À, C, al.). Elle serait relativement la plus pure, quoique certains de ses représentants, et tout d’abord N, aient donné des textes assez fortement corrigés; d’autres, qu'y range Bousset, comme le cursif 38 (α΄ ὅ15-2020) ont été influencés par André ou le Kowr. Très peu nombreux.

K. (Kowr, originaire d'Antioche). Elle se partage avec la suivante la masse des manuscrits; le cursif 95 (Ap!1-2040) y appartiendrait (von Soden), ainsi qu'une partie des textes des mss. d'Œcumenius. D'ailleurs très variée et très mêlée, moins cependant que pour les autres livres du N.T. Le majuscule Q (B?)- τα 1070-046 du vin° siècle en est le plus ancien représentant, le type: aussi Bousset désigne-t-il cette classe par le sigle Q-Rel (iqui). Elle se Door spécialement en ce quelle a corrigé et uniformisé les temps des verbes

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