DEUXIÈME PARTIE
Bois et Rochers de Pythô.
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K.RÉOUSA, UN VIEILLARD
KRÉOUSA.
O vieillard, serviteur de l'antique Maison De mes pères, les Dieux ont troublé ma raison, Et d'un âpre chagrin mon âme est tourmentée. Viens, approche, entends-moi, sage ami d'Erékhthée ; Conseille ma douleur et sache me venger.
LE VIEILLARD
De quel outrage, Enfant? De qui?
J2 LAPOLLONIDE
KRÉOUSA.
De l'Étranger, De Xouthos, d'Apollon ! Tous m'ont trahie ! Écoute, Vieillard. Mes longs ennuis, tu les connais sans doute. Épouse sans enfants, Reine sans héritier, Je craignais que la mort ne tarît tout entier Le sang de mes aïeux dans mes stériles veines ; Mais les Dieux, devant qui mes larmes étaient vaines, Me rendaient vénérable à mes peuples, et tous M'honoraient à l'égal de mon royal époux. Maintenant, sache-le, ma honte est assurée; Xouthos en a reçu la promesse sacrée ; Je n'ai plus d'espérance, et les Dieux ont rendu Au père clandestin un fils longtemps perdu.
LE VIEILLARD
Certes, dans Athèna la rumeur est venue
Qu'un beau jeune homme, né d'une mère inconnue,
Fut nourri par le Dieu de l'antre Pythien,
Qu'il est fils de Xouthos.
KRÉOUSA.
Vieillard, mais non le mien !