‹ L'ApollonideChapitre 29 sur 47 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

LE VIEILLARD

Non! J'ai voulu venger les vaillants Erékhthides Sur le fils du tyran Xouthos. Aucun n'a su Ma haine et mon dessein. Moi seul ai tout conçu. Un Dieu t'a préservé de la mort. Soit! Je livre Au fer le peu de jours qui me restaient à vivre. Prenez-les, frappez-moi de vos bras résolus, Hâtez-vous. J'ai tout dit et ne répondrai plus.

PREMIER JUGE

Divin fils de Xouthos et Citoyens Pythiques, Qu'il soit donc fait selon les Coutumes antiques.

Au vieillard.

Esclave ! ton aveu dicte ton châtiment.

Les pieds, les poings liés, tu mourras lentement

Sur la cime déserte et des aigles hantée

Qui hacheront du bec ta chair ensanglantée.

L'ardeur du jour, le froid des nuits, la soif, la faim,

D'heure en heure, longtemps, prolongeront ta fin;

Puis, l'éternel Hadès engloutira ton âme,

Et les Dieux livreront au vent ta cendre infâme !

IÔN.

O Loxias! rends-moi la paix de tes autels!

fO L APOLLONIDE

Garantis-moi du thrône et des honneurs mortels! Rouvre tes bras divins, et que je vive et meure Sans haine et sans regret dans ta sainte demeure!

// sort.

SCÈ?£E VI.

Les Mêmes, moins ION.

Page 1