‹ L'ApollonideChapitre 36 sur 47 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

C'est toi, toi dont l'audace invoque ici son nom, En méditant ma mort qui l'as offensé.

KRÉOUSA.

Non!

Tu n'étais plus à lui, mais à Xouthos, ton père.

IÔN.

Loxias m'a nourri dans sa Maison prospère ; Je suis son fils aussi.

KRÉOUSA.

Qu'importe ! Tu voulais Te saisir du pays, du sceptre, du palais Des aïeux, au mépris de leur race, en outrage A leur sang.

IÔN.

Tous ces biens sont mon juste héritage; Xouthos les a sauvés et conquis. Il est Roi D'Athèna par l'épée et Pallas.

KRÉOUSA.

Et par moi !

ION

C'est trop tarder. Il faut que ton crime s'expie. Quitte l'Autel !

KREOUSA.

Viens donc m'en arracher, impie ! Trouble la majesté terrible de ce lieu, Ose souiller de sang l'image de ton Dieu ! Je ne quitterai point le sacré Sanctuaire. J'embrasse tes genoux, ô Loxias !

ION, aux sacrificateurs.

Que faire?

Je n'ose l'approcher, puisqu'un Dieu la défend. Les suppliants sont chers aux Daimones.

PREMIER SACRIFICATEUR

Enfant !

Les Juges de Pythô t'ont commis cette épée : Cette femme est coupable et doit être frappée.

DEUXIÈME SACRIFICATEUR

Crains, si tu n'obéis, d'irriter l'Immortel.

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