DEUXIÈME ANTISTROPHE
Salut, ô beau ciel, ô lumière,
O collines de la Hellas !
Et toi qu'abrita la première
Le Bouclier d'or de Pallas,
Qui resplendis parmi les hommes
Du nom sacré dont tu te nommes,
Athèna! salut! Je t'aimais,
Berceau des aïeux, Ville sainte !
Que les vents te portent ma plainte !
Je t'ai quittée, et pour jamais.
PREMIÈRE FEMME
ËPÔDE.
Reine, il n'est plus pour toi qu'un refuge suprême : Entoure de tes bras l'inviolable Autel.
Que ce Dieu qui te hait te défende lui-même Et te sauve du coup mortel !
Krêousa se réfugie auprès de l' Autel, quelle embrasse. Entrent lôn et les sacrificateurs .
6i l'apollonide
SCÈC^E II.
Les Mêmes, ION, LES SACRIFICATEURS.
ION, une êpée nue à la main.
Femmes, retirez-vous du Sanctuaire. L'heure Est venue. Allez ! Toi, malheureuse, demeure : Il faut mourir. Les Dieux, ô devoir inhumain ! Ordonnent que ton sang soit versé de ma main. Soumets-toi, car l'arrêt terrible est juste.
KRÉOUSA.
Arrête !
La sainteté du Temple environne ma tête ; Loxias me défend contre toi, meurtrier ! Et l'Autel que j'embrasse est mon sûr bouclier. N'approche pas. Va! Crains ton Dieu.
ION
Parole vaine J'obéis à ce Dieu qui te condamne, ô Reine.